Gouvernement et professionnels planchent sur la question pour dynamiser un marché mature : Immobilier, mission relance !

Gouvernement et professionnels planchent sur la question pour dynamiser un marché mature : Immobilier, mission relance !

Les promoteurs s’attendent aujourd’hui à une décision gouvernementale autorisant les constructions en hauteur, ce qui est de nature à permettre aux promoteurs de proposer des produits pas très loin des centres-villes où les prix du foncier restent relativement conséquents.

La relance du secteur de l’immobilier figure aujourd’hui en bonne place dans les priorités des pouvoirs publics. Après des années de forte croissance, le marché de l’immobilier a atteint aujourd’hui sa maturité. Alors, pour dynamiser ce secteur clé dans l’économie nationale, gouvernement et professionnels explorent les pistes de relance. Depuis quelques mois un nouveau ministre est aux commandes du secteur avec un objectif affiché de la part du gouvernement d’insuffler une nouvelle dynamique. C’est dans ce sens qu’une réunion avait eu lieu quelques semaines auparavant entre la tutelle et les représentants du secteur du BTP. Une rencontre dont l’une des principales décisions fut l’élaboration par les opérateurs d’un mémorandum. Le but est d’identifier les pistes de relance. Plusieurs propositions sont, dans ce sens, à l’étude. Il s’agit notamment d’autoriser plus de dérogations urbanistiques principalement la construction en hauteur. Cette suggestion est loin d’être anodine puisqu’elle est de nature à doper l’offre en faveur des classes moyennes. Contrairement au logement social et les produits haut standing, le moyen standing reste aujourd’hui un secteur quasi vierge et offre ainsi un gisement d’opportunités pour les opérateurs.

Il faut dire que depuis le lancement du logement pour la classe moyenne par la loi de Finances 2013, le dispositif n’a pas pu séduire. Il s’agissait en gros à l’époque de mettre en place un produit spécifique destiné aux classes moyennes, sur la base d’un cahier des charges fixant des caractéristiques techniques et commerciales, à savoir une superficie allant de 80 à 150 m² et un prix de vente ne dépassant pas les 7.200 DH TTC. Quelques années après, le dispositif n’a pas atteint les objectifs initiaux malgré la signature d’une convention cadre entre le ministère de l’habitat et la Fédération des promoteurs immobiliers.

Les mises en chantier sont restées faibles émanant le plus souvent du bras immobilier de l’Etat, Holding Al Omrane. Il faut préciser que malgré l’engouement faible, les lois de Finances successives ont repris le dispositif fixant le prix de vente des logements destinés à la classe moyenne à 6.000 dirhams hors taxes pour le m2. Mais les promoteurs s’attendent aujourd’hui à une décision gouvernementale autorisant les constructions en hauteur, ce qui est de nature à permettre aux promoteurs de proposer des produits pas très loin des centres-villes où les prix du foncier restent relativement conséquents. La rentabilité se jouera sur le plan de la construction en hauteur avec pas mal d’étages supplémentaires et donc plus d’appartements à vendre. Reste le dossier de la carotte fiscale où le gouvernement s’est déjà montré intransigeant. Pas de cadeaux fiscaux supplémentaires pour booster les produits en question à l’instar de ce qui a déjà été fait pour les logements sociaux. L’Exécutif préfère temporiser sur ce sujet en attendant de procéder à une évaluation du programme des logements sociaux dont la fin approche. Pour leur part, les professionnels concentrent leurs doléances sur certaines taxes, notamment la TTNB (Taxe sur terrain non bâti). Pour les promoteurs, les «stocks» de terrains destinés aux projets immobiliers doivent recevoir un traitement différent des terrains conservés par des particuliers pour réaliser des plus-values (NDLR: la taxation des terrains oscille entre 10 et 20 DH le m² annuellement). Par ailleurs, les professionnels s’attendent à des améliorations concernant les volets  des autorisations de construire. Le but est de parvenir à un allégement des procédures administratives qui se traduisent le plus souvent par des retards dans les mises en chantier.

Il est question de revoir les délais d’octroi des permis d’habiter et d’aller vers la mise en place d’un statut de promoteur. D’autres aspects financiers sont également soulevés. Il s’agit principalement de l’octroi des crédits bancaires pour l’acquisition de biens immobiliers avec des efforts à faire au niveau des taux d’intérêt appliqués.

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