«Istimrar» : Le textile en tête du peloton

C’est dans le secteur du textile-habillement que le fonds de garantie «Istimrar» a garanti le plus la continuité aux entreprises. En fait, 45 % des dossiers éligibles proviennent de ce secteur, selon le bulletin trimestriel de l’Agence nationale pour la promotion des petites et moyennes entreprises (ANPME).  
En seconde position, il y a le secteur de la chimie-parachimie avec 22 % du total des dossiers bénéficiant de ce fonds mis en place par le ministère des Finances et de la Privatisation, la Caisse centrale de garantie (CCG) et l’ANPME. À fin décembre dernier, « Istimrar » a permis le retraitement de plus de 51 millions de dirhams de dettes bancaires. Ce fonds de garantie est doté initialement de 220 millions de dirhams. «Istimrar » reste concentré dans la métropole.
En effet, sur le plan géographique, 62 % des demandes proviennent de la ville de Casablanca.
La répartition régionale des entreprises montre que Rabat-Salé arrive en deuxième place avec 8% du total des bénéficiaires, suivie par la région de Safi avec 5 %. Ce fonds de garantie de la restructuration financière veut soutenir les entreprises sur-endettées à travers restructuration de leurs dettes bancaires. 
«Le fonds  «Istimrar»  offre plus de visibilité à l’entreprise à travers le diagnostic stratégique  et financier qui permet  de détecter les forces et les faiblesses de l’entreprise à tous les niveaux, marché, gestion, personnel, situation financière, produits…», explique-t-on à l’ANPME.
Pour rappel, ce dispositif consiste en un allègement de la charge des crédits bancaires permettant à l’entreprise de rééchelonner ses crédits à des conditions préférentielles à un taux variant entre 5 et 6 % (hors taxe) et sur une durée de 3 à 12 ans.
Les PME qui peuvent bénéficier de ce fonds doivent être de droit marocain et opérer dans un secteur industriel ou dans les services. En plus, l’entreprise, avec au moins trois années d’activité, devra disposer d’un total bilan au titre du dernier exercice clos ne dépassant pas 70 millions de dirhams et de deux cadres au minimum.
Les promoteurs de «Istimrar» mettent aussi l’accent sur l’absence de procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Les crédits destinés à être restructurés devraient dépasser 500.000 dirhams et se limiter à 10 millions de dirhams, souligne-t-on.

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