Jean-Pierre Ermenault : «Il faut rechercher de nouveaux moyens de financement»

Jean-Pierre Ermenault : «Il faut rechercher de nouveaux moyens de financement»

ALM : Quels sont les objectifs de Lydec pour l’année 2012?
Jean-Pierre Ermenault : Tous les métiers de Lydec feront l’objet d’un programme d’investissement soutenu en 2012. Les projets majeurs accompagnent l’extension du Grand Casablanca et son urbanisation, en adéquation avec les enjeux nationaux en matière de développement durable (protection de l’environnement, maîtrise des ressources, lutte contre les inondations, accès aux services dans le cadre de l’INDH). Les métiers doivent aussi prendre en compte les évolutions climatiques en termes de pluviométrie et d’accroissement de température. 

Quels sont les enjeux de la prochaine révision du contrat de gestion déléguée?
La prochaine révision du contrat de gestion déléguée est prévue en 2012. Elle devra tenir compte des dernières évolutions du Plan d’aménagement urbain et des nouvelles priorités d’investissements. En effet, les besoins réels en infrastructures sont au-delà de ce qui est prévu dans le contrat de gestion déléguée car la ville connaît une forte dynamique d’urbanisation. Des extensions majeures ont été décidées, avec la création de villes nouvelles à Bouskoura, Lahraouyine, Zénata, Mansouria, ou encore Madinat Er-rahma et Dar Bouazza. Il faut rechercher de nouveaux moyens de financement pour réaliser les investissements additionnels. Aujourd’hui plus qu’hier, les prix de l’eau, de l’assainissement et de l’électricité, ainsi que les participations des constructeurs et aménageurs, ne peuvent financer les grands projets d’infrastructures nécessaires. Autorités et opérateurs publics et privés doivent donc faire des choix stratégiques pour l’avenir de l‘agglomération.
Parlez-nous des investissements phares réalisés dans le domaine de l’assainissement…

Lydec mène actuellement trois projets majeurs qui ont pour objectif de préserver le littoral et la qualité de vie des habitants. Le premier projet est particulièrement structurant pour la ville. Il s’agit de la dépollution de la côte Est de Casablanca située entre le port de Casablanca et Mohammedia. D’un montant de 1,4 milliard de dirhams, ce projet a pour objectif d’intercepter les rejets d’eaux usées, de les prétraiter et de les rejeter à travers le futur émissaire marin de Sidi Bernoussi. Les travaux ont débuté en 2011 pour une mise en service prévue en 2014. Autre grand chantier actuellement réalisé par Lydec, la station d’épuration de Médiouna qui sera mise en service en avril 2012, pour un investissement de 141 millions de dirhams. Dimensionnée pour 40.000 habitants, la station sera dotée des toutes dernières technologies membranaires permettant de traiter les eaux usées en vue d’une réutilisation pour l’irrigation. Troisième projet d’envergure mené par Lydec, le transfert des eaux usées de Dar Bouazza vers la station de prétraitement d’El Hank. D’un montant global de 335 millions de dirhams. Lydec prévoit de construire dans le cadre de ce projet 42 km de réseau, dix stations de relèvement et huit ouvrages de rejet en mer pour les eaux pluviales.

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