La publicité, élément fondamental pour l’avenir des médias écrits

La publicité, élément fondamental pour l’avenir des médias écrits

La publicité constitue un élément fondamental pour l’avenir de la presse, ont souligné, vendredi à Casablanca, nombre de participants à la dernière journée d’étude organisée dans le cadre du dialogue national «Médias et Société». La relation entre presse et publicité doit être «professionnalisée» et reposer sur des règles clairement définies et non plus sur le «relationnel», a-t-on également affirmé lors de cette rencontre qui a réuni annonceurs, agences de communication et médias diffuseurs. La part de marché de la presse écrite et ses ressources financières diminuent même si le secteur de la publicité connaît actuellement une certaine croissance, a fait remarquer Khalil Hachimi Idrissi, président de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ). Le secteur doit également faire face au transfert vers de nouveaux supports d’une part de publicité habituellement réservée à la presse écrite, a-t-il fait savoir relevant que les éditeurs souffrent également des retards de paiement, des relations «non rénovées» entre agences, annonceurs et supports et du faible coût des insertions publicitaires audiovisuelles. Il faut donner la place qui lui revient dans le marché publicitaire à la presse arabophone ont plaidé plusieurs responsables de publication. D’autant plus, a relevé de son côté Mohammed Berrada DG de Sapress, que sur les 22 quotidiens paraissant au Maroc, 14 paraissent en langue arabe et que sur les 350.000 exemplaires vendus par jour, seuls 60.000 exemplaires sont en langue française. Pour remédier à ce «décalage inexplicable», il faudrait promouvoir et développer la créativité publicitaire en langue arabe, la réorganisation des agences médias, expliquent certains professionnels pour qui le secteur de la publicité se développe et s’organise, citant à ce propos la mise en place de l’instance de mesure d’audience TV, de l’OJD (organisme de justification de la diffusion), l’élaboration en cours d’un code de déontologie et la prochaine création d’un organisme de mesure d’audience pour les radios. L’accent a également été mis sur la dynamique qui marque le secteur avec la multiplication et la spécialisation des intervenants, régies publicitaires, agences de communication, les créateurs de spots ou encarts publicitaires. Multiplier les études sur les différents acteurs, pour avoir des données scientifiques et réelles sur le secteur, promouvoir la transparence dans l’action de tous les intervenants, faire sortir la presse écrite de la «situation de précarité financière et d’indigence dans laquelle elle se trouve», développer le lectorat et la mission de service au public de la presse sont autant de demandes-recommandations formulées par les participants. Ils ont également appelé à syndiquer les régies publicitaires, séparer le rédactionnel du commercial, renforcer et revoir les subventions financières accordées à la presse écrite afin que les médias écrits, qui doivent aussi faire face au développement de l’Internet et la presse électronique, «ne sombrent pas».

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