La Samir subit la volatilité des marchés internationaux

Les résultats semestriels de la Samir s’inscrivent en zone de turbulences. Ainsi, au terme du premier semestre de l’exercice en cours, la filiale marocaine du groupe Coral a généré un chiffre d’affaires de 14,6 milliards de dirhams, en quasi-stagnation par rapport aux 14,3 milliards de dirhams enregistrés au terme de la même période de l’année 2006.
Autre élément. Le résultat d’exploitation a fortement dégringolé. En baisse de 52,2% à 147,7 millions de dirhams, ce ratio a été sanctionné par «le renchérissement du prix de certains intrants», justifient les analystes de BMCE Capital. De fait, la marge opérationnelle s’est repliée pour atteindre 1% contre 2,1% notée au terme du premier semestre de 2006.      
En suite à une série de baisses, le résultat net semestriel s’est inscrit en dépréciation notable de 22% à 207,6 millions de dirhams, ramenant la marge nette à 1%, en  régression de 0,4 point. Notons que les analystes prennent tout de même en compte des dépenses de 3,5 milliards de dirhams, et qui sont rattachées aux travaux de construction du projet de modernisation de la raffinerie de Mohammedia. À savoir que l’état d’avancement de ces travaux est à 62%, à fin août dernier. 
S’agissant des perspectives, les analystes prévoient à ce que l’entreprise continue de subir «l’impact des évolutions erratiques des cours internationaux de pétrole. Ses niveaux de marge devraient s’en ressentir», soulignent-ils en brossant l’horizon d’évolution de cette entreprise en attendant la mise en marche de l’hydrocracker, attendue pour 2009.
Toujours sous ce volet, les chiffres de l’entreprise devraient ressortir un chiffre d’affaires atteignant 29,6 milliards de dirhams, se relevant de 2,1% par rapport à l’année précédente. Pour sa part, le résultat d’exploitation se situerait à 383,5 millions de dirhams, en appréciation de 1,4%, et le résultat net qui découlerait serait de l’ordre de 408,7 millions de dirhams, s’inscrivant en repli de 6,1% comparé à fin décembre 2006. Se basant  sur ces projections, et sur les ratios boursiers attendus pour la valeur de la Samir, les analystes tablent sur un cours cible de 821 dirhams, et recommandent de conserver l’action dans les portefeuilles.
Lundi 15 octobre à 10h08, l’action Samir s’échangeait sur la place casablancaise à 801 dirhams, sur un cours de référence de 800 dirhams.
A plus grande échelle, les analystes notent également le contexte dans lequel évolue la Samir. Un contexte international «marqué par la volatilité des cotations du baril du pétrole et par la détérioration des marges de raffinage pour les raffineries du type simple, la Samir affiche des résultats semestriels en dépréciation», commentent ceux-ci.
Cette entreprise n’est, ainsi, pas à l’abri des fluctuations permanentes dont font l’objet les marchés internationaux, comme peut l’être toute entreprise opérant sur le vecteur pétrolier et gazier. Touchée, directement ou indirectement, par la volatilité des marchés  qui est elle-même due aux événements géopolitiques, et au cours du dollar tel que l’affirment certains analystes.

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