La tension devrait persister sur les marchés céréaliers mondiaux en 2011-2012 malgré des perspectives de production encourageantes

a indiqué jeudi l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier bulletin trimestriel. Selon le rapport, la reprise attendue de la production céréalière mondiale alliée à une demande plus faible que précédemment anticipé, contribuent pour le moment à une baisse des prix.
En septembre 2011, les prix internationaux de toutes les céréales, à l’exception du riz, ont fortement chuté. L’indice FAO mensuel des prix alimentaires a ainsi baissé de 2% en septembre par rapport à août, en raison de la baisse des prix internationaux des céréales, du sucre et des huiles. L’indice est maintenant inférieur de 13 points à son pic de 238 points atteint en février 2011. «La production céréalière mondiale devrait atteindre 2,310 milliards de tonnes pour la campagne de commercialisation en cours, soit 3% de plus qu’en 2010-2011. Ce chiffre dépasse de 3 millions de tonnes les prévisions établies le mois dernier, principalement en raison des attentes améliorées pour les cultures de blé et de riz», explique l’agence dans un communiqué. Malgré les gains de production prévus, la FAO avertit qu’en raison du «ralentissement de l’économie mondiale et du risque accru de récession, l’incertitude règne en ce qui concerne l’impact sur la sécurité alimentaire mondiale». L’indice FAO des prix alimentaires reste supérieur à sa valeur de septembre 2010 qui était de 195 points. Après avoir diminué au cours des deux années précédentes, les importations céréalières totales des pays à faible revenu et à déficit vivrier au cours de la campagne de commercialisation 2011-2012 devraient augmenter d’environ 4 millions de tonnes, soit une hausse de 5% par rapport à la période 2010-2011 en raison de la stagnation de la production céréalière de ces pays. Les perspectives immédiates dans les zones pastorales touchées par la sécheresse «demeurent sombres en cette période de soudure». Quatre millions de personnes sont frappées par la crise en Somalie, dont 750.000 personnes qui risquent de mourir dans les prochains mois en cas d’absence de réponse adéquate, selon la FAO.

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