Lafarge Ciments consolide son positionnement

Le plan d’affaires tracé par Lafarge Ciments semble lui avoir réussi. En ce sens que les résultats comptables affichés par le cimentier, au terme de l’exercice 2007, s’inscrivent sur une tendance favorable.C’est, donc, un chiffre d’affaires cumulatif de l’ordre de 4,35 milliards de dirhams qui a été signé par Lafarge Ciments, soit une progression de 16,7% comparativement à l’exercice précédent. Lors de la présentation des résultats 2007, mardi à Casablanca, Jean-Marie Schmitz, directeur général de Lafarge Maroc, a mis en valeur l’importance des investissements de l’entreprise pour solvabiliser au maximum la croissance de la demande, et à l’amélioration des performances industrielles, dans la réalisation de ces chiffres. Autre catalyseur ayant permis la progression du chiffre d’affaires. Il s’agit de la décision de l’entreprise d’accélérer le calendrier des investissements destinés à accroître la capacité de production, avec l’installation d’une nouvelle ligne de 1 million de tonnes de ciment à Tétouan. S’agissant du résultat courant d’exploitation, celui-ci s’est hissé à 1,9 milliard de dirhams, au lieu de 1,42 milliard de dirhams en 2006, ce qui se traduit par un taux positif de 33%. Le résultat financier, pour sa part, est sur la même longueur d’onde que les autres chiffres. S’étant apprécié de plus de 40%, cet élément a atteint 1,4 milliard de dirhams à l’issue de l’année 2007. Par segment de production, c’est celui des plâtres qui s’est placé en tête de liste, se relevant de 17% pour signer un chiffre d’affaires de l’ordre de 93,8 millions de dirhams. Néanmoins, la branche béton s’est repliée, reculant de 446,2 millions de dirhams à 441,7 millions de dirhams sur la même période de comparaison. Sur le tableau des perspectives, le cimentier compte redoubler ses efforts sur les investissements. Objectif. Pouvoir afficher un chiffre de l’ordre de 3 millions de tonnes de ciment. Par ailleurs, le groupe entend défendre ses parts de marché par la réduction des coûts et des frais généraux mais aussi par le renforcement des lignes financières. En outre, l’annuel boursier 2007 de BMCE Capital commentait Lafarge Ciments comme étant le «leader national du ciments, avec une capacité de production annuelle de 5,8 millions de tonnes, Lafarge Ciments semble consolider son positionnement au terme de l’année 2007, bénéficiant de la montée en puissance du programme d’habitat social et du lancement de grands chantiers touristiques dans le Grand Casablanca et au Nord, ses marchés de prédilection».
Sur le point du développement des services, BMCE Capital avait cité la convention signée par le cimentier avec Kawasaki par laquelle elle avait «concentré ses efforts sur la région nord». cette convention vise la mise en place de la  nouvelle ligne de cuisson de la cimenterie de Tétouan pour une mise en service à fin juin 2009. Sur le volet des attentes, les analystes avaient cité la possibilité d’implantation d’une nouvelle cimenterie qui devrait être opérationnelle à l’horizon 2010-2012. Aussi, a-t-il été question «pour pallier le déficit chronique de son unité de production de la chaux industrielle à Tétouan, le premier cimentier national envisage d’investir, en collaboration avec le chaufournier espagnol Calcinor, M MAD 170 pour exploiter un gisement de chaux à Benahmed à un rythme annuel de 120 000 tonnes par an». Par contre, les analystes de BMCE Capital prévenaient contre une «recrudescence des conditions concurrentielles sur ses zones de prédilection dans la perspective de l’éventuelle implantation de nouveaux compétiteurs notamment Ynna Holding, le Groupe Sefrioui et Cimpor».

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