L’affichage publicitaire dans le collimateur

Driss Benhima, le wali du Grand Casablanca entend faire le grand ménage dans l’affichage publicitaire. Dans une déclaration à Aujourd’hui le Maroc, il précise que les propos, qui lui étaient prêtés par la presse ont été mal interprétés. Une manière élégante de calmer les esprits.
Il souligne par ailleurs que son action portera sur les panneaux qui ne sont pas réglementaires. En d’autres termes, ceux qui ne bénéficient pas d’une autorisation de la Communauté Urbaine de Casablanca. Seules quelques entreprises à l’image de FC Com sont dans ce cas de figure. Les autres opérateurs de la place exercent via une autorisation des Communes.
L’initiative de M. Benhima pour assainir l’espace public a suscité de vives réactions au sein de la profession.
C’est le cas d’un opérateur qui se dit victime de l’intervention du wali, alors qu’il dispose des autorisations nécessaires. En effet, les panneaux de son entreprise ont été démontés en milieu de semaine.
Si plusieurs afficheurs indiquent que l’action Benhima s’inscrit dans l’objectif de mettre en place la transparence, ils se demandent comment cela se traduira-t-il concrètement. Ce qu’on relève dans ces propos, ce sont en effet des craintes exprimées par la profession sur les mesures qui seront entreprises par M. Benhima.
«L’action de celui-ci est louable pour mettre fin à l’anarchie, mais il ne faut pas que cette démarche fasse des victimes », soutient le patron d’une entreprise d’affichage publicitaire. Dans ce sens, une question légitime s’impose : comment faire la part entre les panneaux réglementaires et ceux qui ne le sont pas alors que l’activité, elle même ne repose pour l’heure sur aucune législation qui précise les règles du jeu. C’est d’ailleurs ce que demandent aussi bien les opérateurs que les publicitaires.
Ces derniers déplorent le manque de visibilité par rapport à ce support publicitaire. « Nous avons peur à ce que des panneaux utilisés pour le compte de nos campagnes soient démolis, comme c’était le cas à plusieurs reprises», avancent plusieurs responsables d’agences. Et de poursuivre « que ce genre de nettoyage par la force portera un sérieux coup à notre métier ».
Il reste à dire que l’assainissement de l’affichage publicitaire s’impose mais à condition que la démarche ne soit pas ambiguë. En attendant, seule une réglementation est en mesure de mettre fin aux dérapages.

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