L’AIH de Marrakech réagit

«Inlassablement et inexorablement, l’auteur de l’article publié dans votre journal sous le titre « AIH de Marrakech – Tractations, sous les palmiers » a habitué l’opinion marrakchis et bientôt d’ailleurs, à une controverse savamment agrémentée par des contrevérités évidentes.
En versant dans le goutte à goutte et parfois avec la précision d’orfévrerie, l’auteur s’est insurgé en maître à penser de toutes les associations professionnelles régulièrement constituées au sein de la région Marrakech-Tensift-Al Haouz. La preuve en est qu’il y a à peine une vingtaine de jours, ce même auteur s’est rebiffé, sans modération, contre la Fédération nationale des restaurateurs à travers les articles publiés sous têtes de lecture ultrasensibles.
1. « Quelle mission pour l’observatoire ? » journal n°838 du 17 février 2005.
2. « La cuisine interne des restaurateurs », journal n°843 du 24 février 2005.
Ces articles contenant des affirmations visiblement fausses, ont fait l’objet d’une mise au point de la part de notre consœur : la Fédération nationale des restaurateurs (voir SVP votre journal n°848 du jeudi 3 mars 2005).
A titre tout à fait indicatif, nous rappelons à vos fidèles lecteurs que le même auteur, il y a quelques années C’était également rebellé dans les mêmes formes et selon les mêmes procédés, contre le G.R.I.T/Marrakech et plus précisément en janvier et février 2001. La polémique et les procès entretenus et engagés contre le G.R.I.T/M ont duré des années pour enfin calmer les esprits.
A l’accoutumée, l’auteur contestataire, démuni de tout appui collectif crédible, s’est tourné résolument et tous azimuts, vers la presse nationale pour conter sur mesure et à sa manière la violation des lois et des statuts régissant l’AIH/M à l’occasion de sa délibération élective du nouveau bureau.
Que disent enfin ces fameux statuts dont l’auteur évite sciemment d’en faire profiter ses lecteurs pour qu’ils jugent en connaissance de cause l’atteinte présumée de ses droits d’adhérent et membre actif, éligible au Conseil d’administration de l’AIH/M ?
Les statuts de l’AIH/M confèrent la qualité de membre à tout hôtelier ou assimilé, exerçant régulièrement une activité se rattachant au secteur hôtelier (article 6/1 des statuts). Les articles 6/4 et 11/6 des mêmes statuts précisent également que pour être membre, il faut être agréé au préalable par le Conseil d’administration et souscrire un engagement de payer sa cotisation.
Or, à la date du 25 février 2005, date de la tenue de l’assemblée générale ordinaire et élective du nouveau bureau de l’AIH/M, la société « PALM-MEDINA » en la personne de son dirigeant, n’a jamais figuré sur la liste des membres officiels de l’ AIH/M. De même, ladite société n’a pas souscrit à ce jour sa demande d’agrément auprès dudit Conseil d’administration pour valider ou invalider la qualité d’hôtelier en exercice de la société « PALM-MEDINA » et par conséquent, lui conférer la qualité d’adhérent, membre actif au sein de l’association.
Ces formalités substantielles exigées par les statuts n’étant pas remplies, la société « PALM-MEDINA» ne peut valablement à la date du 25 février 2005 prétendre à la qualité de membre actif disposant d’une voie délibérative ou élective au sein de l’AIH/M.
Au demeurant, l’inscription sur la feuille de présence de tous les participants, membres actifs ou potentiels de l’ AIH/M est une simple formalité permettant au président de la séance de déterminer le moment venu, si le quorum requis par les statuts est atteint, en comptant uniquement le nombre des membres actifs présents et en éliminant éventuellement ceux qui ne remplissent pas les conditions statutaires pour être membres à part entière. La société « PALM-MEDINA », n’ayant pas été agréée par le Conseil d’administration au vu d’un dossier établissant sa qualité d’hôtelier en exercice, a été logiquement et statutairement écartée des débats électifs, tout en lui conférant par courtoisie et bienséance, la qualité d’observateur et de membre potentiel et ce, en attendant son agrément ultérieur de la part du Conseil d’administration, seul habilité à se prononcer sur les demandes d’adhésion formulées par les professionnels du secteur hôtelier.
Contrairement aux allégations du représentant de la société « PALM-MEDINA », le quorum requis pour la tenue de l’assemblée générale ordinaire et élective, a été atteint suivant la règle statutaire de la majorité simple.
En effet et d’après l’article 13/2 des statuts de l’AIH/M, il est expressément stipulé que l’assemblée générale ordinaire peut se réunir valablement lorsque la majorité simple des membres sont présents. Il est utile de rappeler à cet égard que la majorité simple signifie le plus grand nombre des membres présents. Même en admettant qu’il fallait réunir une majorité absolue, il est précisé que l’élection du Conseil d’administration a eu lieu par plus de la moitié des membres adhérents.
L’auteur de l’article, pour confronter sa thèse, affirme à qui veut l’entendre que les représentants des pouvoirs publics ont quitté la salle en guise de mécontentement. Cette assertion gratuite ne repose en fait sur aucun fondement dès lors que le représentant de l’autorité de tutelle du tourisme et le représentant des autorités administratives régionales ont attesté, preuve à l’appui, la régularité de la délibération élective et la réélection légale et statutaire du nouveau bureau de l’AIH/M.
En conclusion, il faut rappeler à notre jeune confrère en puissance, que l’AIH/M est une association à but non lucratif et un forum ouvert à toutes les bonnes volontés qui veulent bien s’investir dans son objet associatif et œuvrer dans l’intérêt de la profession et ce, en conformité des lois, des règlements et de ses statuts et dans le respect des bonnes traditions empreintes de dignité, de bienséance et de bonne confraternité. Dans la mesure où la société «PALM-MEDINA » ou toute autre unité hôtelière se conforme aux dispositions statutaires régissant l’organisation et le fonctionnement de l’AIH/M, celle-ci serait accueillie à bras ouverts pour contribuer utilement à l’œuvre initiée par les pionniers fondateurs de cette association et poursuivie sans relâche par leurs successeurs.

• Hajji Abdelmajid
Conseiller technique auprès du
président chargé de la communication

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