L’avenir selon El Harouchi

L’avenir selon El Harouchi

L’économie sociale les a rassemblés tous à Ifrane, ce week-end. Le thème a fait l’objet d’un séminaire avec la présence du ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, M. Abderrahim El harouchi, du secrétaire d’Etat chargé du Développement rural, M. Mohamed Mohattane, et du secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle, M. Saïd Oulbacha.
Au cours de cette rencontre, M. El harouchi a mis l’accent sur la nécessité de l’accélération du processus de développement social. Toutefois il a insisté sur le fait que cet objectif ne peut être atteint sans l’adoption d’une démarche de coordination et de suivi globale incluant à la fois les acteurs étatiques, les associatifs et les locaux.
L’économie sociale, pour M. Mohattane, ne peut émerger qu’à travers une connaissance profonde des procédures et des outils de la gestion sociale. La pauvreté a été aussi au coeur du débat et le secrétaire d’Etat chargé du Développement rural a appelé à une décentralisation et à une régionalisation des programmes de lutte contre ce fléau. La proximité dans les programmes de développement était le maître-mot des participants à ce séminaire. Ces derniers ont noté que la mise en place d’un programme de mise à niveau rurale est un pas pour réduire les disparités entre le monde rural et le monde urbain, et ce en créant des richesses par et pour la population locale.
En fait, la pauvreté reste un fléau qui affecte le plus la population résidant dans le périmètre rural. Presque un Marocain sur quatre est pauvre dans les zones rurales contre un sur dix dans les zones urbaines. Le social a absorbé, à lui seul, 49,3 % du budget de l’Etat en 2003, mais le Maroc n’arrive toujours pas à réduire le déficit enregistré entre les différentes classes socio-économiques.
Sur 1.200 communes rurales, 50 % ont un taux de pauvreté supérieur à 20 % et sur 249 communes urbaines, 16 % ont un taux de pauvreté supérieur à 20 %. Les chiffres confirment la fosse qui existe entre les deux mondes. Pour M. Saïd Oulbacha, l’économie sociale ne peut connaître son essor, sans une harmonisation des efforts déployés par les différents acteurs étatiques.
Le secrétaire d’Etat chargé de la Formation professionnelle a appelé à une démarche participative à long terme initiée par les collectivités locales pour asseoir une dynamique à une économie sociale et solidaire. Le développement, pour lui, est tributaire de l’optimisation des petits emplois, de l’alphabétisation et des investissements. Sur la même longueur d’onde, M. Ahmed Bencheikh, responsable de coordination nationale du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), a souligné l’importance de la synergie des actions. Il a salué l’implication des actionnaires sociaux, de l’Etat, des organisations d’implantation locale et des ONG. Ont également pris part à ce séminaire M. Farid Belhaj, chef de la mission de la Banque mondiale (BM) au Maroc et M. Emmanuel Diercks De Casterle, représentant du PNUD résident au Maroc. En organisant cette rencontre, M. El harouchi voulait poser les premiers jalons d’une politique sociale globale et intégrée, et une stratégie de développement social à l’horizon 2010.

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