Le besoin en liquidité atténué

Le besoin en liquidité atténué

En passant de 14,3 MMDH en décembre 2016 à 13,9 MMDH à fin janvier 2017

L’encours global des interventions de Bank Al-Maghrib s’est établi à 14,3 MMDH, et ce tenant compte d’un montant de 4,5 MMDH au titre des opérations de prêts garantis accordés dans le cadre du programme de soutien au financement des TPME

Dans son tour d’horizon économique au premier mois de l’année, Bank Al-Maghrib relève une atténuation du besoin en liquidité. Il est passé en un mois de 14,7 milliards de dirhams à 13,9 milliards de dirhams.

La banque centrale attribue cette rétraction à la baisse de la monnaie fiduciaire. C’est ce qui ressort de la note de conjoncture récemment publiée par le département de Abdelatif Jouahri. Dans le même sillage, Bank Al-Maghrib affirme avoir réduit le volume de ses avances à 7 jours à 9,8 milliards de dirhams. L’encours global des interventions de Bank Al-Maghrib s’est établi à 14,3 milliards de dirhams, et ce tenant compte d’un montant de 4,5 milliards de dirhams au titre des opérations de prêts garantis accordés dans le cadre du programme de soutien au financement de la Très petite et moyenne entreprise. La banque centrale révèle par ailleurs que «le taux interbancaire est resté quasi stable et aligné sur le taux directeur».

Devise : Le volume des échanges dépasse les 14 MMDH

S’agissant du marché de changes, Bank Al-Maghrib souligne dans sa note de conjoncture une dépréciation de 0,34% de la monnaie nationale vis-à-vis de l’euro qui s’est établi à 1,06 dollar en moyenne durant le mois de janvier.  Le dirham s’est en revanche apprécié de 0,51% par rapport au dollar. En outre, Bank Al-Maghrib a vendu aux banques environ 289 millions de dirhams de devises au lieu d’une moyenne de 729 MDH durant l’année 2016. Sur le marché interbancaire, une hausse a été mise en relief au titre du premier mois de l’année. Ainsi le volume des échanges de devises contre dirham a atteint un chiffre de l’ordre de 14,1 milliards de dirhams, en progression de 3,3% par rapport à la moyenne mensuelle observée en 2016. L’amélioration a également été observée à fin janvier et ce au titre des opérations des banques avec la clientèle.  Le volume de transactions à terme s’est situé dans ce sens autour de 13,5 MMDH. Les achats ont à cet effet grimpé de 24,9%. Il en est de même pour les ventes qui ont affiché une croissance de l’ordre de 76,5% des ventes. En ce qui concerne la position nette de change des banques, Bank Al-Maghrib indique dans sa note de conjoncture qu’elle ressort à moins de 2,6 milliards de dirhams à fin janvier contre une position nette de moins de 2,1 milliards de dirhams relevée à fin décembre 2016.

Un marché boursier performant

Le marché des actifs a également affiché une bonne performance au premier mois de l’année 2017. Ceci s’illustre par une augmentation continue du Masi qui a culminé de 5% à fin janvier. Cette hausse est tirée par les appréciations des indices sectoriels, notamment celui de l’agroalimentaire. Il s’est inscrit en hausse de 14,5%, suivi des indices des télécommunications et des bâtiments et matériaux de construction ayant grimpé respectivement de 7,4 et 4,9% au premier mois de l’année 2017. Le mois de janvier a vu le volume global des échanges atteindre les 7,9 MMDH alors qu’il se situait autour de 1,4 milliard de dirhams à la même période de l’année précédente. Les transactions du marché central se sont chiffrées à 7,2 milliards de dirhams, soit une moyenne quotidienne de 343,8 millions de dirhams. La capitalisation boursière du premier mois de l’année s’est élevée à 614,4 MMDH en amélioration de 5,7%.

Janvier «météorologiquement» favorable

Tel que prévu, la campagne agricole 2016-2017 se déroule sous de bons auspices. En témoigne le flux des précipitations qui couvrent actuellement l’ensemble des régions marocaines. Après  les conditions climatiques défavorables de l’année passée, 2017 se veut prospère. Le cumul pluviométrique moyen national s’est établi nettement en dessus de la moyenne observée l’année passée à la même période. Se référant à la note de conjoncture établie par Bank Al-Maghrib, ce cumul se situerait en hausse de 148,7% par rapport à l’année précédente atteignant ainsi 184 millimètres. En le comparant à la moyenne des cinq dernières années, le cumul pluviométrique enregistré à fin janvier s’établit en progression de 3,7%. La banque centrale note également dans son analyse une amélioration du couvert végétal. En se basant sur l’indice de végétation établi par le Centre royal de télédétection spatial, Bank Al-Maghrib relate que l’indice de végétation s’inscrit légèrement supérieur à la moyenne des cinq dernières années.

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