Le commerce de détail marocain entre acquis et défis d’avenir: L’informel se dissout face au boom des marques

Le commerce de détail marocain entre acquis et défis d’avenir: L’informel se dissout face  au boom des marques

Une publication qui relève que si plus des trois quarts des activités commerciales de détail s’effectuent par le biais de petits commerces ou de détaillants issus du secteur informel, on observe actuellement un début de changement qui se traduit par un accroissement de l’immobilier commercial et le développement sur le marché marocain de grandes enseignes étrangères.

Les marques foisonnent au Maroc

Illustrant bien l’importance croissante de l’identification des marques au Maroc, la demande d’espaces commerciaux de détail, en centre commercial ou non, devrait rester forte, à en croire le nombre d’enseignes européennes et moyen-orientales qui s’intéressent au pays. Selon OBG, le géant français Carrefour, par exemple, a annoncé en 2013 qu’il comptait investir 750 millions de dirhams dans le pays par le biais de sa franchise Label’Vie et qu’il allait étendre son réseau en acquérant 8.500 m² de surface commerciale supplémentaire. Le groupe a ouvert huit nouveaux magasins en 2014 et, selon son communiqué annuel publié en mars, prévoit d’en ouvrir huit autres cette année, pour un budget de 650 millions de dirhams.
De plus, 15 magasins Monoprix seront ouverts au Maroc par le groupe tunisien SNMVT, qui en détient la franchise, tandis que la chaîne de supermarchés Lulu, dont le siège est à Abu Dhabi et qui possède des magasins en Egypte, dans plusieurs Etats du Golfe et en Inde, cherche également à s’implanter au Maroc dans le cadre d’un projet d’expansion de 200 millions de dollars dans le pays.

Des chiffres positifs

Un dynamisme notable qui a profité au secteur marocain du commerce de détail qui désormais représente 12,8% de l’économie du pays, employant 1,2 million de personnes, soit environ 13% de la population active. De même, selon OBG, la hausse des recettes du secteur du tourisme devrait également stimuler la croissance du commerce de détail. A noter qu’une classe moyenne qui se développe, représentant 30% de la population, et une population de plus en plus urbanisée sont également synonymes d’augmentation du pouvoir d’achat. Par ailleurs, OBG relève que selon des chiffres publiés par le gouvernement, le pouvoir d’achat du consommateur marocain moyen a enregistré une hausse régulière de près de 4% par an au cours des dix dernières années, profitant notamment, d’un accroissement du crédit à la consommation, qui a augmenté d’environ 5 milliards de dirhams entre 2012 et 2013 et d’une réduction de l’impôt sur le revenu, passé de 44% à 38% entre 2007 et 2011.

Rawaj Vision 2020 : Un booster

La publication d’OBG ne manque pas de rappeler que dans l’objectif de stimuler davantage la modernisation du commerce de détail, le gouvernement a fait de la croissance du secteur dans les cinq prochaines années une priorité en proposant des financements dans le cadre du programme national destiné au développement du secteur baptisé Rawaj Vision 2020. Lancé en 2007, Rawaj a injecté au cours de ses quatre premières années d’existence près de 1 milliard de dirhams pour soutenir le secteur du commerce de détail à travers des initiatives de modernisation et la création de zones d’activités commerciales. Le programme se donne pour objectif de faire passer la contribution du secteur du commerce de détail au PIB à 15% et de créer 450.000 emplois supplémentaires. Dans son cadre, le secteur devrait connaître une croissance annuelle de 8% jusqu’à 2020.

Des perspectives roses, mais…

En gros, pour OBG, les résultats enregistrés par les commerçants de détail marocains sont suffisamment solides pour tabler sur des perspectives optimistes pour le secteur.

L’une des plus grandes chaînes du Maroc, Marjane, poursuit à présent son développement à l’étranger et prévoit d’ouvrir des filiales en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon, au Mali et en Tunisie, suivant une tendance généralisée au sein des entreprises marocaines qui se tournent vers l’Afrique subsaharienne, riche en opportunités.

Cependant, un certain nombre de défis devront être surmontés pour pouvoir atteindre les objectifs de Rawaj Vision 2020. Selon OBG, la faiblesse des infrastructures augmente les coûts de distribution et d’expédition, tout en limitant l’accessibilité. Un handicap de croissance qui gagnerait à être surmonté.
 

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