Le déficit budgétaire atteint les 37 milliards de dirhams

Le déficit budgétaire atteint  les 37 milliards de dirhams

Une hausse de 4,8% des recettes ordinaires à fin novembre contre une baisse de 0,1% des dépenses

Les dépenses émises au titre du budget général se sont chiffrées à 269,2 milliards DH au onzième mois de l’année. Elles se sont rétractées de 1% par rapport à leur niveau au même mois de l’année passée.

Résorption du déficit budgétaire à fin novembre. L’écart s’est réduit de près de 6 milliards de dirhams par rapport au même mois de l’année passée. Ainsi le déficit budgétaire est passé en une année de 42,9 milliards de dirhams à 37 milliards de dirhams à fin novembre 2016. C’est ce qui ressort du dernier bulletin mensuel des statistiques des finances publiques.  Le onzième mois de l’année est marqué par une nette hausse des recettes ordinaires contre un timide repli des dépenses. Se chiffrant à 189,6 milliards de dirhams, les recettes se sont améliorées de 4,8% par rapport à la même période de l’année passée.

«Cette augmentation est expliquée par la hausse de 5,8% des impôts directs, de 18,2% des droits de douane, de 2,3% des impôts indirects, de 8,5% des droits d’enregistrement et de timbre et de 2,8% des recettes non fiscales», relève-t-on du bulletin de la Trésorerie générale du Royaume. En effet, les recettes fiscales ont atteint à fin novembre les 168,4 milliards de dirhams contre 160,3 milliards de dirhams une année auparavant. Cette évolution résulte de l’augmentation de 6,1% des recettes douanières et de 4,1% de la fiscalité domestique. Ces recettes ont atteint respectivement 52,9 milliards de dirhams et 105,4 milliards de dirhams. Les recettes non fiscales ont progressé de 2,8% pour atteindre les 18,6 milliards de dirhams à fin novembre.  Par ailleurs, les dépenses émises au titre du budget général se sont chiffrées à 269,2 milliards de dirhams au onzième mois de l’année. Elles se sont rétractées de 1% par rapport à leur niveau au même mois de l’année passée. Cette baisse est expliquée par le repli de 0,6% des dépenses de fonctionnement et de 12,3% des charges de la dette budgétisée.

En revanche, les dépenses d’investissement ont grimpé de 14,8%. Elles se sont chiffrées à 51,7 milliards de dirhams contre 45 milliards de dirhams l’année précédente. La Trésorerie générale du Royaume  explique la hausse des dépenses d’investissement par l’augmentation des charges communes (36,7%) et les dépenses des ministères (4,9%). En outre, la structure des dépenses du budget général fait ressortir à fin novembre 2016 une baisse de la part des dépenses de personnel, des intérêts de la dette et des émissions au titre de la compensation. Ces replis ont été conjugués à une hausse de la part des dépenses de matériel et des dépenses d’investissement.

Notons que le Trésor a eu recours à fin novembre à un financement intérieur de l’ordre de 36,2 milliards de dirhams. Ce financement résulte du recours au marché des adjudications  pour un montant net de 16,5 milliards de dirhams, de la hausse des dépôts au Trésor de 5,3 milliards de dirhams ainsi que de la ponction sur les disponibilités du Trésor auprès de Bank Al-Maghrib pour 102 millions de dirhams. De même, le financement extérieur a été positif à fin novembre. Il a atteint 2 milliards de dirhams en raison du remboursement du principal de la dette extérieure pour 7,5 milliards de dirhams contre des tirages de 9,5 milliards de dirhams dont 5 milliards de dirhams auprès de la Banque internationale de la reconstruction et de développement (BIRD), 3,2 milliards de dirhams auprès de la Banque africaine de développement (BAD), 783 millions de dirhams auprès du Japon et 420 millions de dirhams auprès du Fonds arabe de développement économique et social (Fades). Le mois de novembre a été marqué par la hausse de la dette intérieure. Elle s’est accrue de 3,7% s’élevant à 489 milliards de dirhams.

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