Le marché : Une drôle de proposition

Les petits porteurs se sont regroupés en une association pour la défense de leur intérêt. Initiative salutaire quoiqu’elle soit arrivée un peu tard.
L’Association Marocaine de Défense des actionnaires Minoritaires (AMDAM) a été constituée, la semaine dernière, à l’issue d’une rencontre des petits porteurs des actions Eqdom avec les responsables du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM). Cette réunion, rappelons-le, s’est tenue, mardi dernier, pour solliciter les responsables du CDVM à prendre des dispositions interdisant toute opération de ramassage ultérieure, sur le marché boursier, des titres Eqdom à moins de 800 DH. Puisqu’il n’y a aucune disposition réglementaire qui permet au CDVM de procéder à cette interdiction, les petits investisseurs n’ont pas eu gain de cause et ont décidé de prendre leur sort en main.
En créant cette association, ils espèrent influencer les deux groupes, l’ONA et la Société Générale, pour prendre en considération leurs revendications.
En début de l’actuelle semaine, l’on apprend de sources très proches de l’association, et à en croire leur propos, que le management de l’établissement de crédit Société Générale Marocaine des banques, filiale du groupe français Société Générale, a contacté les principaux représentants pour leur proposer, dans les jours qui viennent, un arrangement.
Quelle forme prendra cette proposition ? Quel en sera le contenu ? On ignore tout pour le moment de cet éventuel arrangement. De deux choses l’une, soit que le management de la banque proposera aux représentants de l’association de garder les actions Eqdom et leur explicitera les « vraies raisons », soit qu’il souhaitera connaître le nombre de titres qu’ils détiennent et leur en proposera l’achat.
Contactés, les chargés de communication de la Société Générale Marocaine des Banques ont démentit fermement cette information.
L’ampleur et la tournure que prend cette affaire étonnent toute la communauté boursière. Plusieurs intervenants, qui ont pris connaissance de cet éventuel « huis-clos », se demandent aujourd’hui pourquoi engager une telle démarche qui ne répond à aucune logique de marché. Les avis sont partagés.
Certains voient en cette démarche une manière du management de la Société Générale de se rattraper par rapport aux évènements. D’autres attendent que tout cela se concrétise. Mais, une chose est sûre, le marché boursier casablancais est « vivant » et il y a encore des boursicoteurs qui y croient.

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