Le Maroc au Salon du tourisme de Paris : Un potentiel à exploiter

Présent au salon où il accompagnait le GRIT (groupement régional d’intérêt touristique) de la ville de Fès dont il est président du directoire, en même temps qu’il est propriétaire de MultiHotel «la plus grande chaîne hôtelière de la ville», le député n’admet pas que l’organisation du salon ait failli sur ce point. « A la différence de nombreux salons européens, il y a dans ce salon une véritable demande de la part des visiteurs.
Les gens qui viennent sont réellement intéressés par le Maroc et le nombre de personnes demandeuses de voyages en individuel est très important». Pourtant a-t-il fait remarquer, il y a «trop peu» de personnels et d’animations organisées sur le stand. Il a aussi noté que les brochures pour la promotion de villes comme Fès, Meknès ou Ouarzazate (pour la vallée des roses) n’étaient pas disponibles.
«C’est à croire qu’il n’y a que Marrakech et Agadir au Maroc». Or, a-t-il constaté, les visiteurs du salon désireux de s’informer sont restés systématiquement sur leur faim faute de brochures. Le directeur de l’Office du tourisme de Paris a reconnu à cet égard l’existence «d’un problème technique dans la fabrication des brochures» dont a pâti l’animation du stand du Maroc.
Le même directeur de l’Office du tourisme avait également relevé, l’avant-veille de l’ouverture du salon, un certain manque de professionnalisme des agences de tourisme alors que l’Etat met à leur disposition une structure qui coûte pas moins de 80 millions de centimes. Certaines ne sont pas venues (telles celles envoyées par les Grit de Tanger, Meknès, ouarzazate, etc) quand d’autres sont arrivées avec des effectifs largement inférieurs aux cinq personnes minimum comme exigé. Ces effectifs étaient en effet le plus souvent réduits au personnel d’encadrement.
A cela s’ajoute le fait que tous les représentants d’agences venus du Maroc n’étaient pas nécessairement sur place aux heures d’affluence du salon. L’animation sur les stands de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Iran et de l’Espagne qui entouraient celui du Maroc semblaient bien mieux organisée, comme le faisait remarquer un membre de l’équipe de la chaîne Hotelière Omnico venue prospecter «à leurs frais, précisent-ils, sans être passés par les GRIT» sur le salon.

• De Paris, Hicham Ouazzani

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