Le Maroc en chantier

Le Maroc en chantier

Pour accompagner les avancées réalisées par le Royaume en matière de démocratisation de la vie politique, de nombreux chantiers ont été ouverts sur le plan économique, conformément à la politique générale du gouvernement de Driss Jettou. Les jalons de cette politique ont été posés par le discours que SM le Roi a prononcé lors de la séance d’ouverture de la première année de la septième législature, le 11 octobre 2002. Une politique qui vise d’abord la stabilisation des équilibres économiques à travers notamment la consolidation du cadre macro-économique. Dans ce sens, de nombreuses réformes ont été entreprises concernant essentiellement le secteur fiscal et financier. Les retombées ont concerné une libéralisation de la réglementation de changes, la réduction du poids de la dette, une amélioration du profil des finances publiques ainsi que la maîtrise de la liquidité de l’économie et de l’inflation.
Une amélioration des indicateurs de l’emploi a également été constatée. La promotion de l’investissement privé constitue, en outre, une priorité vu son impact positif sur la croissance de l’économie nationale. Dans ce sens, de nombreux encouragements ont été instaurés, pilotés par la Commission des investissements présidée par le Premier ministre, visant notamment le renforcement du cadre juridique et institutionnel. Le deuxième axe de cette politique du gouvernement porte sur la mise à niveau du tissu économique national, le soutien de l’entreprise marocaine et sa préparation à affronter les nouvelles conditions de la concurrence ainsi que sur la modernisation des modes et des outils de production. Un grand effort est directement réservé aux petites et moyennes entreprises qui constituent la majeure partie du tissu économique national. La création de l’Agence nationale pour la promotion de la PME en est un exemple. Dans ce sens, le programme national d’appui aux entreprises (APE), entrant dans le cadre du programme MEDA 2, a été mis en place.
En parallèle, de grandes mesures ont été prises pour réduire le coût du foncier, à travers l’aménagement de zones franches, industrielles ou encore d’activités économiques. Le secteur public pour sa part n’a pas échappé à la tendance de mise à niveau. Une modernisation qui passe par une redéfinition des missions de l’administration, une qualification de ses ressources humaines et une rationalisation de la gestion publique. Des actions dont le principal objectif est l’édification d’une économie compétitive capable d’évoluer sainement dans un environnement économique mondial marqué par la mondialisation et la globalisation.
Le renforcement des infrastructures et des superstructures arrive en tête des priorités du gouvernement. Autoroutes, réseaux routiers, ports, communications, énergie sont ainsi concernés. Pour ce qui est du patrimoine routier, sa valeur de remplacement est estimée à plus de 30 milliards de dirhams, soit près de 50 % du budget alloué au secteur routier. Le reste est alloué aux différents chantiers en cours, ayant notamment trait aux autoroutes et autres voies express et aux différentes politiques que l’Etat ne cesse de mener en matière de sécurité routière.
Le secteur portuaire constitue pour sa part un défi pour le Maroc. Le projet du complexe Tanger-Med en est la pierre angulaire. Ce port de transbordement de grande envergure sera adossé aux zones franches logistiques, commerciales et industrielles ainsi que d’importantes infrastructures routières, ferroviaires et de communication. Quant aux chemins de fer nationaux, un important contrat-programme a été signé en août 2004. Il concerne la réalisation, outre la desserte du nouveau port, la réalisation de la voie ferrée reliant Taourirt à Nador.

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