Le Maroc, un bon élève de la BM

Le message que voulait passer James Wolfensohn, Président de la Banque Mondiale, lors de sa dernière visite «de courtoisie» au Maroc n’était pas sans enchanter, dans sa globalité, les pouvoirs publics marocains. Et pour cause, le Président de cette organisation internationale n’a pas épargné ses mots pour féliciter notre pays des avancées qu’il a accomplies notamment dans le domaine social.
Des chiffres qu’il a annoncés lors d’une conférence de presse marathonienne, tenue jeudi dernier, il ressort une évolution notable du nombre d’enfants qui adhèrent au système scolaire, passant de 58 % en 1999 à 91% lors du dernier recensement. Le taux d’alphabétisation est passé quant à lui durant la même période de 48 % à 55 %. «Une évolution certes notable mais encore insuffisante», a-t-il commenté. De même pour la proportion de femmes analphabètes qui a baissé de 67 % à 60 %. «Positif certes mais modeste».
La relance du développement rural demeure au centre des principales préoccupations de la Banque Mondiale. A ce niveau, elle n’a pas manqué de souligner, à maintes reprises, que ce soit par le biais de son président ou encore de son directeur pour la région MENA, Christian Delvoie, que le Maroc n’a pas besoin de grosses sommes d’argent pour amorcer sa croissance. Il a par contre besoin d’orienter ses efforts vers des zones d’intervention prioritaires. «Au-delà du développement économique, la lutte contre la pauvreté demeure la principale priorité du programme de la Banque Mondiale au Maroc. Telle est la clé de voûte.
Ce dont dépend l’équilibre de tout le système », affirme-t-on au sein de la B.M. Dans le cadre du dernier CAS (Country Assistant Strategy), il a été établie que globalement, environ 20 % de la population figurent en dessous du seuil de la pauvreté contre 13% au début des années 80.
Le trend haussier qu’emprunte cet indicateur explique le changement de stratégie adoptée par la Banque Mondiale à l’égard du Maroc. Si les grands projets d’irrigation et de formation professionnelle figuraient auparavant constituaient auparavant les principaux soucis de cette institution, la priorité a été accordée dans le cadre du dernier CAS au développement de la population, désignée par la Banque Mondiale par le terme second Maroc. Relancer la croissance économique et le développement du secteur privé, notamment les PME, et mettre fin à la fragilité des pauvres aux différents aléas, notamment dans les zones rurales en est l’élément principal. Ceci étant, le Maroc est appelé à redoubler d’effort pour assurer un taux de croissance fort. « Les Marocains doivent retrousser leurs manches pour étayer la croissance économique. Notre rôle est de les accompagner et d’agir avec eux», a rappelé James Wolfensohn. C’est une volonté politique et économique propice au développement que les hauts responsables de la Banque Mondiale attendent de la part du Maroc.

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