Le nouveau pari de Sotherma

Sotherma, la filiale eaux du groupe ONA, via Les Brasseries du Maroc, ne compte pas laisser passer sans réagir le lancement du nouveau-né Danone Ain Saïss.
Une vingtaine de jours après la mise en vente de la nouvelle eau sur le marché marocain, Sotherma procède à une large campagne de communication sur son métier, ses réalisations et ses perspectives de développement pour les années à venir. Pour ce, elle a organisé les 19 et 20 mai une visite guidée à son site de production situé dans la commune de Sidi Harazem.
Dans le cadre de son action Marketing, Sotherma ne fait pas la politique de l’autruche. Elle n’essaie pas de fermer les yeux sur le poids qu’exerce la concurrence sur le marché des eaux en bouteille et en particulier sur celui des eaux minérales. Un marché encore à ses débuts vue la faible consommation par les ménages marocains de l’eau en bouteille, qui est une consommation annuelle de 5,4 litres par habitant contre 11 litres en Tunisie, 90 litres en Espagne et en France et 150 litres en Italie. Aussi, selon les chiffres avancés par Sotherma, le volume de ventes des eaux naturelles locales a atteint 145 millions de litres en 2001, soit une part de marché de 91% contre 8% pour les eaux de table et seulement 1% pour l’ensemble des eaux importées. Dans le créneau des eaux naturelles locales, le groupe Holmarcom, par le biais de Sidi Ali, arrive à maintenir son classement en tête. Mais, avec le lancement de l’eau Danone, Sotherma compte donner une nouvelle configuration au marché. Cela ne veut nullement dire abandonner l’eau Sidi Harazem, première marque d’eau embouteillée au Maroc, mais « essayer de répondre aux différentes demandes exprimées par le consommateur local », assure Chakib Benmoussa, Directeur général de Sotherma. Au préalable, une action d’information du consommateur s’impose en vue de l’informer d’abord sur la différence entre les différents types d’eaux existants sur le marché et l’apport que procure chacune d’entre elles. « Nous en sommes parfaitement conscients », assure M. Benmoussa.
Créée en 1968, Sotherma a réalisé en 2001 un chiffre d’affaires de 100 millions de DH. D’une capacité de production de 25.000 bouteilles par heure, elle emploie 110 personnes et sert 63.000 clients. L’objectif de sa création était d’abord d’embouteiller et de commercialiser l’eau Sidi Harazem. Sa source, située à 13 Km de la ville de Fès, constituait le lieu de villégiature du sultan Mérinide Abou Hassan Ali, qui y édifia des thermes dont les vestiges existent encore.
Concernant le projet Danone Ain Saïs, l’investissement relatif au premier semestre de l’année en cours s’élève à 40 millions de DH. Il couvre les frais marketing de conception et de la réalisation du film publicitaire, le projet de lancement du volume 5 litres et le lancement effectif de l’eau Ain Saïss.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *