Le président de l’ONA, Mouatassim Belghazi, a trois mois pour préparer un nouveau plan d’affaires pour Wana

Le président de l’ONA, Mouatassim Belghazi, a trois mois pour préparer un nouveau plan d’affaires pour Wana

La Bourse de Casablanca a ouvert ses portes cette semaine sur le changement du top management de l’ONA. La cotation de la SNI et de l’ONA a été suspendue hier matin à la demande du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM). L’arrivée de Mouatassim Belghazi à la place de Saâd Bendidi a fait le tour de la place financière marocaine depuis vendredi dernier. L’annonce d’une information de cette taille devrait être précédée par une suspension des valeurs concernées comme l’exige le gendarme de la Bourse. Le conseil d’administration de l’ONA s’est tenu vendredi 11 avril, laissant peu de temps à l’équipe de Dounia Taârji de réagir.
Aux commandes, Mouatassim Belghazi doit présenter au conseil d’administration de l’ONA, dans les trois prochains mois, un nouveau plan d’affaires pour Wana ainsi qu’un projet de mise à niveau de l’organisation générale du groupe.
Par voie de presse, le communiqué du conseil d’administration de l’ONA a été clair et net. «Défaillances sérieuses», «éléments de négligence apparus et répétés», «projections insuffisamment maîtrisées», «options stratégiques technologiques mal appréciées»… Saâd Bendidi a été «noté» par les actionnaires sur la filiale télécoms de l’ONA.
En 2007, le résultat d’exploitation de l’ONA a connu une baisse de 29,4%, passant à 1,285 milliard de dirhams en 2007 au lieu de 1,819 milliard de dirhams en 2006. Une chute due essentiellement à Wana. «Hors Wana, le résultat d’exploitation courant 2007 devait progresser de 30%, passant de 2,163 milliards de dirhams en 2006 à 2,82 milliards de dirhams en 2007», avait expliqué Saâd Bendidi, ex-président de l’ONA, lors de l’annonce des résultats annuels du groupe, lundi 31 mars dernier, à Casablanca.
Toujours par rapport à Wana, le management s’attend à un résultat net plus «consistant».
Durant l’exercice précédent, le résultat net a progressé de 80% pour s’établir à 1,728 milliard de dirhams. Hors Wana, le résultat net aurait marqué un joli bond de 125%, pour atteindre 2,558 milliards de dirhams à fin décembre 2007.  Les pertes liées au démarrage de Wana s’élèvent à 651 millions de dirhams. Une somme qui a grevé les fonds de l’ONA qui parle d’une «hausse de l’endettement net du groupe en raison principalement de l’augmentation de l’endettement net de Wana».  
Au mois de juin 2007, Wana avait signé un contrat de prêt syndiqué de 3 milliards de dirhams avec les principales institutions financières de la place avec, comme co-chefs de file, Attijariwafa bank, le Groupe Banques Populaires et la CDG. Le pool bancaire, outre les co-chefs de file, était constitué des autres banques suivantes : Crédit du Maroc, BMCI, BMCE, SGMB, Crédit Agricole. Ce prêt a été accordé sans garantie de l’ONA.
À ces sommes ingurgitées, Wana demande 5 milliards de dirhams de plus. Chose qui a été débattue longuement durant ce conseil d’administration qui s’est soldé par la nomination d’un nouveau président de l’ONA.

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