Le Secteur roule bien

Le Secteur roule bien

Une étude révélatrice que celle de la GTZ, l’agence de coopération allemande au développement. Réalisée dans le secteur de la sous-traitance dans la période mai-juillet, elle a ciblé 32 entreprises assez représentatives. L’étude qualitative et non quantitative, comme à tenu à le préciser la GTZ, a permis de recueillir plus de 10.000 données et informations. Il en ressort que, malgré la délicatesse de la transition sur le montage de la voiture économique, les prévisions des industriels sont optimistes sur les trois prochaines années en termes d’emplois et de chiffres d’affaires. Ainsi, la croissance devrait se situer autour de 13% pour l’échantillon considéré. Cette progression est supérieure à 30% si l’on inclut les activités Fibres et Câblages. Les quatres entreprises engagées dans ce créneau ont investi environ 500 millions de dirhams, soit l’essentiel de l’investissement réalisé dans le secteur en 2000. L’investissement pour l’échantillon de base a progressé de 22% au cours des trois dernières années, dont 92% directement affectés à l’exploitation, ce qui représente un bon indicateur du degré d’engagement des entrepreneurs. Le rythme des investissements devra néanmoins diminuer sur les trois prochaines années pour se situer autour de 17% dont plus de 80% affectés directement à l’exploitation. Le taux de retour sur investissement restera assez significatif sur les trois prochaines années ; il sera de l’ordre de 15% contre près de 23% ces dernières années. La bonne santé financière des entreprises considérées s’apprécie au niveau de la part des fonds propres consentis à l’investissement, plus de 70% dans l’ensemble. Ce rapport restera encore élevé sur les trois prochaines années, mais il diminuera progressivement pour se situer aux environs de 50%. Concernant la démarche mise à niveau, indispensable pour tirer des dividendes de l’arrivée de la L90, plus de 90% des chefs d’entreprises interrogés disent avoir amélioré la qualité de leurs produits sur la période considérée, à savoir les trois dernières années. La majorité des interrogés pensent poursuivre leurs efforts en ce sens d’ici 2006. La tendance à la diversification, particulièrement prononcée, concerne une entreprise sur deux. La spécialisation ne concerne que 30% d’entre elles. Par ailleurs, l’étude a révélé qu’il reste beaucoup à faire concernant la certification. Sur les entreprises questionnées, 20% disent ne pas être certifiées, certaines expliquent ce retard par l’absence d’intérêt pour une telle démarche qui, selon elles, ne comporte pas de valeur ajoutée. Parmi les principales priorités affichées, l’innovation en termes de produit vient en dernière position, devancée par l’innovation sur la technologie et l’innovation sur le processus, qui est la préoccupation principale des sous-traitants. L’engouement pour cette catégorie d’investissements s’explique notamment par la nécessité de réduire les coûts et de simplifier les opérations. La plupart des entreprises de l’échantillon ayant servi à l’étude orientent leurs produits vers le marché national. Celui-ci n’absorbe désormais que 67% de leurs ventes contre plus de 70% une année plus tôt. Fait positif, la part de ces entreprises locales sur le marché de l’UE est passé de 13 à 19% en l’espace de trois ans. L’étude remarque que des efforts sont encore à faire dans le marché européen de la sous-traitance, qui reste très peu significatif pour les équipementiers nationaux. L’information sur les marchés extérieurs est, avec la flexibilité et la qualité, l’ingrédient nécessaire pour gagner la bataille de la compétitivité. La plupart des entreprises disent ne pas connaître de problèmes d’approvisionnements en matière première.

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