Le tourisme en flagrant délit

L’Office Nationale Marocain du Tourisme (ONMT) se porte instigateur de la stratégie de lutte contre « les nuisances de toutes sortes qui portent préjudice à l’essor du tourisme et à l’image de notre pays », souligne la directrice de l’office, Fathia Bennis. Jeudi dernier, lors du point de presse destiné à présenter la campagne de sensibilisation en la matière qui a démarré le 24 octobre dernier, qui durera jusqu’au 14 novembre 2002. La cible de ce programme est toujours le touriste étranger.
Cette campagne vient suite à celle consacrée à la promotion du tourisme interne. «Il est vital de combattre la logique consistant à véhiculer l’image du touriste étranger comme une proie potentielle », a-t-elle précisé. Les moyens préconisés par l’office reposent trois principaux objectifs : l’excellence du service, la compétitivité et la rentabilité. Il s’agit d’instaurer une charte de qualité, laquelle se traduirait tout d’abord par la mise en place de la labélisation des services et des produits marocains. Signe de reconnaissance, aussi bien pour les professionnels que pour les visiteurs, qui y percevront les prémisses de l’assainissement du secteur. Le programme d’actions s’articles autour de trois directives essentielles. Il s’étale en trois phases, qui débutent par la sensibilisation, la mobilisation et l’adhésion de tous. En fait, moyen et long terme, « il faut mettre un terme à la logique du gain à court terme et surtout dénoncer les comportements nuisibles », ajoute Mme Bennis.
Par comportements, les initiateurs de cette campagne entendent, l’harcèlement des touristes, les arnaques sur les prix de vente des produits locaux et la dégradation de l’environnement. Aussi, sur la base de ces données, la boîte de communication Shem’s, représenté lors de la conférence de presse, par Nourredine Ayouch, a réalisé les cinq spots télévisés mettent en scène ces agissements nuisibles au tourisme national. Les situations s’établissent sur des flagrants délits.
En effet, un bazariste renchérissant le prix d’un produit est interpellé par Monsieur Conscience.
Lequel réapparaît dans l’ensemble des spots. Le chauffeur de taxi qui facture un kilomètre à 100 DH. Le faux-guide qui harcèle les touristes devant les monuments historiques, le jeune garçon qui s’intruse dans une prise de photo et qui réclame une rémunération. En enfin, le volet écologique, à travers un jardin public jonché de détritus, qui empêchent les visiteurs de circuler. «La stratégie de communication a été élaborée en dehors du caractère exclusivement pédagogique, mais en coups de poing. Et en 2003, nous irons encore plus loin dans l’agressivité et la pédagogie», a expliqué Nourredine Ayouch. Le passage se fera tout au long de l’année avec des interruptions, pour des raisons budgétaires.

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