Le tourisme passe au vert

Le Maroc vient de présenter sa stratégie du développement du tourisme rural lors du forum organisé du 18 au 20 octobre à Washington. Le secrétaire général du ministère du Tourisme, Hassan Kacimi, avait comme mission de défendre le dossier marocain à propos du tourisme vert. Ce forum a été initié par l’Organisation mondiale du Tourisme avec le concours de l’université Georges Whashington.
Dans son intervention, M. Kacimi a mis en relief l’héritage civilisationnel du Royaume. Le secrétaire général de ce département a mis également l’accent sur la position géostratégique du Maroc ainsi que ses atouts et ses potentialités naturelles.
Outre l’extrême richesse géographique du Royaume, le monde rural a préservé l’authenticité de ses valeurs et traditions. Tout ceci représente des atouts qui permettent de créer aisément des produits de tourisme rural très attractifs, a-t-il souligné.
«Le développement de ces produits permettra d’attirer une nouvelle clientèle et d’augmenter les investissements dans le monde rural, a dit M. Kacimi» Et de préciser que l’objectif attendu est de réduire la pauvreté, améliorer le niveau de vie de la population rurale et soutenir la croissance économique régionale. « Le tourisme rural est devenu un axe de développement majeur pour que le monde rural profite des retombées des grands pôles touristiques du pays et essaye, par cet apport, de protéger la nature », a-t-il précisé. Il affirme dans ce sens que la protection de l’environnement est la clé de voûte d’un développement durable du tourisme rural.
« Il y a un grand travail de sensibilisation sur le terrain. Le ministère du Tourisme, dans le cadre de sa stratégie, dispose d’un plan d’approche avec des séquences entre l’analyse et le diagnostic des potentialités (…) jusqu’à la commercialisation des produits et jusqu’aux travaux d’aménagement intégrés, qui prennent en considération l’amélioration des conditions de vie des habitants locaux », a ajouté M. Kacimi.
« C’est là où le partenariat avec les autres administrations est fort à l’échelle centrale et surtout à l’échelle locale en s’appuyant sur les associations locales qui sont très actives. Il suffit de leur apporter ce qui leur manque en termes de ressources et de savoir », a-t-il fait remarquer.
« Pour le reste, les acteurs locaux ont des capacités exceptionnelles de prise en compte de cette nouvelle activité économique alternative. L’expérience réussie du développement du tourisme de montagne dans le Haut Atlas est là pour le démontrer », a souligné M. Kacimi.
En somme, l’objectif du développement du tourisme dans le monde rural, en général, est de créer des emplois et apporter des ressources financières nouvelles et veiller à ce que ces ressources profitent aux habitants. Ces derniers devraient protéger leur environnement et oeuvrer à ce que leur destination réponde aux standards d’une clientèle exigeante mais de haute contribution.
La présentation de la stratégie du développement du tourisme rural semble entrer dans le cadre d’un plan global pour promouvoir la destination Maroc.

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