Le wali de Bank Al-Maghrib se veut confiant: La liquidité bancaire au beau fixe

Le wali de Bank Al-Maghrib se veut confiant: La liquidité bancaire  au beau fixe

Bonne nouvelle : la liquidité bancaire s’est améliorée ! C’est ce qui est ressorti en substance de la rencontre pluriannuelle du conseil de Bank Al-Maghrib, qui s’est déroulée à Rabat mardi 22 septembre. Celle-ci a été l’occasion de passer en revue l’évolution récente de la situation économique, monétaire et financière, mais également de se pencher sur les prévisions d’inflation à l’horizon du quatrième trimestre 2016. Ainsi, les liquidités bancaires se sont accrues de 5,9 milliards DH en moyenne au cours des mois de juillet et d’août par rapport au deuxième trimestre. Ce qui a poussé les interventions de BAM à se réduire pour terminer à 36,3 milliards DH en moyenne. Cet agrégat, parmi beaucoup d’autres, a poussé le département de Jouahri à garder le taux directeur inchangé à 2,5%, sous l’effet d’une conjoncture économique viable à l’international et d’une inflation qui devrait, au Maroc, «rester en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, mais sur fond toutefois d’incertitudes qui continuent d’entourer les perspectives économiques».

A coup sûr donc, le contexte international a eu un impact sur la situation économique dans nos contrées. Il faut dire que la reprise de l’activité dans les pays avancés s’est poursuivie, bien qu’à un rythme plus faible que prévu. Au niveau des principaux pays émergents, les évolutions, bien que mitigées, se maintiennent dans une logique globale de croissance. Les données du deuxième trimestre montrent une sensible amélioration de la croissance en Inde, une stagnation de son rythme en Chine et une accentuation de la contraction du PIB en Russie et au Brésil. Sur le marché des matières premières, le prix du pétrole s’est inscrit dans un mouvement baissier depuis le mois de juin, affichant des régressions mensuelles de 11,4% en juillet et de 15,9% en août. Il devrait, selon les prévisions de la Banque mondiale, finir l’année sur un cours moyen de 57,5 $ le baril avant d’augmenter à 61,2 $ en 2016.  
Au niveau national, la croissance s’est établie à 4,1% au premier trimestre contre 2,8% un an auparavant, résultat d’une hausse de 12% de la valeur ajoutée agricole contre un repli de 1,6%. Toutefois, la progression du PIB non agricole s’est décélérée de 3,4 à 3,1%.

Pour la banque centrale, la croissance devrait s’établir à 4,6% en 2015 au lieu de 2,4% en 2014, portée principalement par les activités agricoles, tandis que le rythme du PIB non agricole devrait rester limité à 3,3%. En 2016, sous l’hypothèse d’une campagne agricole normale, la croissance devrait revenir à 2,4%, tandis que sa composante non agricole devrait se stabiliser à 3,3%. Sur le marché du travail, les données du deuxième trimestre indiquent un recul du taux de chômage de 0,6 point à 8,7%. Au plan des comptes extérieurs, les données provisoires à fin août montrent un allégement de 20,4% du déficit de la balance commerciale, résultat essentiellement d’une contraction de 30% de la facture énergétique et de la poursuite de la dynamique des exportations, avec des hausses de 19,1% des expéditions de la construction automobile et de 18,4% des ventes de phosphates et dérivés. Les transferts des MRE, pour leur part, ont progressé de 5,5%, alors que les recettes de voyages ressortent en baisse de 2,5%. Les entrées d’IDE, quant à elles, sur les huit premiers mois de l’année, ont atteint 24,2 milliards DH, en hausse de 22,8% en glissement annuel. Sur le plan monétaire, le rythme de progression de l’agrégat M3 est revenu de 6,2% en moyenne au cours du deuxième trimestre à 5,3% à fin juillet et devrait se situer à 5% en 2015. L’écart monétaire ressort ainsi négatif, dénotant l’absence de pressions inflationnistes d’origine monétaire.
 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *