L’économie mondiale devrait connaître une croissance modéré de l’ordre de 3% en 2006

Présentant devant le Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) le rapport "Situation et perspectives de l’économie mondiale (2006)", M Ocampo, qui a rappelé que le document était le fruit d’un travail mené conjointement par le Département des affaires économiques et sociales (DESA), la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) et les cinq commissions régionales de l’ONU, a ainsi souligné que l’économie mondiale avait ralenti en 2005 en comparaison à l’expansion économique de 2004, mais que l’on pouvait s’attendre à une croissance modérée et relativement stable de l’ordre de 3 % pour 2006.
Le monde en développement s’en sort beaucoup mieux que le monde industrialisé, en particulier dans les pays les moins avancés (PMA) qui pourraient connaître en 2006 un taux de croissance de près de 6 % du fait notamment de l’augmentation du prix du pétrole et de l’amélioration de la gouvernance économique, a fait observer le Secrétaire général adjoint.
Dans le monde industrialisé, M. Ocampo a relevé un léger ralentissement de l’économie américaine, à 3 %, mais qui fera mieux que les autres pays développés.
La région Amérique latine, bien qu’elle progresse, est un peu à la traîne par rapport au monde en développement dans son ensemble, a noté encore l’intervenant, qui a par ailleurs salué les taux de croissance élevés attendus  pour la Chine et l’Inde, respectivement de 8,3 % et 6,8 %.
Selon le chef du département des affaires économiques et sociales de l’ONU, quatre risques principaux pourraient cependant affecter la croissance de l’économie mondiale cette année: l’importante augmentation du déficit commercial des Etats-Unis, l’augmentation du prix du pétrole, l’effondrement du prix du logement et enfin la pandémie de la grippe aviaire.
Pour faire face à ces risques, il a recommandé que les politiques économiques des Etats soient mieux coordonnées au niveau mondial, souhaitant par ailleurs que le Fonds monétaire international fasse davantage participer les pays en développement à son action de coordination des politiques macroéconomiques.

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