L’électricité tient son salon

Entre la dernière édition de l’Elec-Expo, tenue en 2001, et l’actuelle, le secteur de l’électricité au Maroc a vécu plusieurs changements avec notamment l’implantation de grands donneurs d’ordre de renommée internationale. L’entrée en production de Bouskoura 2, dernière extension de la société ST Microelectronic, ouvre forcément de nouvelles perspectives. Cette nouvelle usine, inaugurée par SM Mohammed VI en avril 200, est l’une des plus avancées des sites de production de ST Microelectronic dans le monde, en termes d’internationalisation et de technologie. Elle insuffle, avec la présence d’autres marques comme Alstom, ABB, ou Ingelec, une nouvelle dynamique au secteur avec un effet d’entraînement certain. D’où la revitalisation de l’Elec-Expo qui a résolument acquis son ticket international. Les organisateurs avancent le chiffre de 200 professionnels originaires d’une trentaine de pays sur une surface d’exposition de 10.000 mètres carrés. Toutes les professions sont représentées : Distributeurs, Installateurs, Prescripteurs et Décideurs et présentent une offre internationale de matériel, de systèmes, de produits et de services. Au Maroc, le secteur de l’électricité et de l’électronique assure environ 4% de la production industrielle et 5% des emplois du secteur industriel. L’activité fils et câbles représente 23% de la production, les composantes électroniques (14%). Le secteur a vu sa valeur ajoutée augmenter considérablement ces dernières années, passant de 16 milliards de dirhams en 1998 à 2,5 milliards en 2001, soit une évolution moyenne annuelle de 14%. Longtemps confinés sur l’intérieur, avec comme principale manne, les projets publics, les professionnels marocains se sont découverts ses dernières années une vocation d’exportateur. Plusieurs missions de prospections ont été menées en direction de l’Afrique de l’Ouest. Au vu de l’augmentation des échanges avec ces pays, la stratégie semble payante. Dans tous les cas, les industriels du secteur n’ont pas le choix. Le programme de l’électrification rurale, qui leur assure d’énormes débouchés, prend fin en 2007. D’où l’urgence de nouveaux horizons.

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