L’ingénierie au service de l’environnement: Les centraliens et les supélec innovent pour le climat

L’ingénierie au service de l’environnement: Les centraliens et les supélec innovent pour le climat

Les secteurs énergivores comme le transport et l’industrie polluent. Ce constat attire l’attention sur l’électrification comme alternative.

Le climat n’est pas qu’une affaire de traités. Passé le cadre normatif, il fait appel à l’intervention de l’intelligence scientifique et une logique propre aux métiers d’ingénierie. C’est à ce propos que les centraliens et les supélec ont fait quatre grandes propositions en faveur de la lutte contre les changements climatiques. La Zone Verte de la COP22 a accueilli samedi la présentation du livre des recommandations issues du cinquième forum centraliens et supélec sous le thème «Pour une innovation responsable et une action solidaire». La première recommandation exige de chaque structure de développer ses propres outils d’analyse du risque (établissements publics, assurances, entreprises). Si par exemple au niveau industriel le risque est plus élevé, il convient, selon la recommandation, de sensibiliser et former les zones atteintes aux éventuels dangers. Au niveau étatique, un rating en guise de base pour les institutions financières permettra d’étudier et de valider le financement des dossiers de projets d’adaptation. Or, la disponibilité de fonds est tributaire de la solidité des dossiers de financement. Un des enjeux sera donc de former les compétences capables de structurer les dossiers de financement des projets environnementaux. Cette recommandation va vers le sens du développement des compétences en ingénierie de montage, de plaidoyer et d’exécution des projets d’adaptation puis capitalisation et partage des compétences.

Economie du climat

De même, un plan d’actions d’urgence focalisé sur des secteurs clés tels que l’agriculture renvoie vers l’intégration de l’adaptation dans les stratégies territoriales au même titre que son intégration dans les stratégies sectorielles. Quant à la mobilisation des ressources financières, les recommandations proposent de conjuguer le financement public au financement privé. Le but étant de mieux réorienter les flux de capitaux en faveur d’une économie sobre en carbone tel que fixé par l’Accord de Paris.

Les secteurs énergivores comme le transport et l’industrie polluent. Ce constat attire l’attention sur l’électrification comme alternative. En effet, la décarbonisation et l’électrification réduisent les GES. Il est donc impératif, selon le comité scientifique des centraliens et supélec, de recourir aux énergies renouvelables pour compenser l’énergie fossile. Afin de pousser l’analyse encore plus loin, les recommandations suggèrent d’accélérer l’intégration régionale pour mutualiser les moyens de production permettant à la fois une plus grande pénétration d’EnR et une réduction des réserves tournantes. Par ailleurs, le renforcement des filières professionnelles dans le domaine de la maintenance technique des infrastructures et des équipements verts assurera l’adaptation aux spécificités régionales. Sans oublier la valorisation des déchets et le recyclage à travers la création de filières industrielles en la matière. Au niveau régional, les centraliens et supélec suggèrent de se doter de structures de type société d’économies mixtes de valorisation où celles-ci seront contrôlées par les collectivités locales pour la création d’unités de valorisation. Par conséquent, une culture éco-responsable doit suivre pour la mise en application de ces propositions. L’Etat, les collectivités et les autorités publiques doivent en ce sens donner l’exemple car la réussite de cette entreprise dépend de la mobilisation de tous les acteurs.

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *