Loi de finances : les recettes adoptées

Loi de finances : les recettes adoptées

La Chambre des représentants a adopté, durant l’après-midi de lundi dernier, la première partie du projet de loi de Finances 2006 relative aux recettes. Cette partie a été en fait adoptée à la majorité par 50 voix contre seulement 35. C’est ainsi que sur un total de 325 parlementaires, seuls 74 ont répondu présent et ont voté l’une des lois qui intéresse le plus les citoyens marocains. En fait, cette séance plénière a été marquée par la participation notamment du groupe du Rassemblement national des indépendants (RNI), de celui de l’Alliance socialiste, ainsi que celui du groupe du Front des forces démocratiques (FFD).
C’est ainsi que l’intervention de Mohamed Abbou, représentant du groupe RNI, a été axée sur le contexte socio-économique de ce projet de loi.
Dans une déclaration relayée par l’agence d’information MAP, il a indiqué que l’élaboration de cette loi s’est faite sur la base des répercussions négatives des conjonctures structurelles en plus d’autres paramètres résultant des déficits financiers enregistrés dans la loi de Finance 2005. Dans le même sens des idées, le groupe du RNI a insisté sur « la révision des orientations encadrant la conception de loi de Finances».
Et d’ajouter qu’il faut tenir en compte les projets et les réalisations prévus par l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), et ce dans l’intention de combler le grand déficit aussi bien au niveau économique que social. 
S’agissant du groupe de l’Alliance socialiste, son intervention s’est penchée plutôt sur les différentes difficultés qu’a rencontrées le processus d’élaboration de ce projet de lois.  À cet effet, l’Alliance socialiste a parlé, selon toujours la même source, des « entraves internes et externes, notamment les mutations du marché de pétrole, ce qui a imposé au gouvernement de chercher des énergies alternatives ».
Pour sa part, le groupe parlementaire du Front des forces démocratiques a indiqué que « les conditions de discussion de ce projet et la fragilité des hypothèses sur lesquelles il est basé, le rendent un  projet de loi manquant de clarté et de vision prospective ». Et de conclure que « le fait que ce projet ne soit pas basé sur une véritable approche participative entre le gouvernement et le Parlement témoigne de la faiblesse au niveau de la gouvernance à même de garantir l’amélioration des indicateurs sociaux et économiques des citoyens et la réponse à leurs ambitions et attentes ».
Pour les autres parties de la loi de Finances, les discussions se sont poursuivies hier après-midi au sein de la Chambre des représentants. 
C’est ainsi que Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, a qualifié au cours de la discussion de la première partie le budget 2006 de « solidaire, volontariste et responsable ».
Par ailleurs, il a également noté que ce projet comporte des dispositions relatives à la couverture médicale, à l’emploi ainsi qu’à l’introduction des nouvelles technologies de l’information dans les établissements scolaires publics.
Présenté le 21 octobre dernier, le projet de loi de Finances prévoit en fait des recettes de l’ordre de 197,14 milliards DH et des dépenses estimées à 197,46 milliards DH

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