Lutte contre les effets de la sécheresse

C’est un coup dur pour le gouvernement qui a fait de la lutte contre les effets de la sécheresse une de ses priorités. Il a certes déb-loqué une enveloppe budgétaire de 7,9 millions de DH inscrite dans le cadre d’un programme, mais le rapport de la commission centrale chargée de l’évaluation de celui-ci fait état du retard et des lacunes dans sa mise en oeuvre. Dans ses recommandations, cette commission a mis en avant la nécessité de consolider le principe de la solidarité dans la redistribution des fonds alloués, la recherche de fonds supplémentaires et permanents et la création d’une banque de projets. Elle suggère aussi la consolidation de la coordination entre les différents intervenants chargés de la réalisation de son programme. A ce propos, il faut noter qu’une commission placé au niveau le ministère de l’Intérieur (présidée par le gouverneur) qui assure la gestion des prêts alloués aux agriculteurs et non pas le département de tutelle, en l’occurrence le ministère de l’Agriculture. Même s’il a tracé les grandes lignes du programme concernant la lutte contre la sécheresse, il n’a pas été impliqué dans sa concrétisation. Selon des obse-rvateurs auprès du ministère, les acteurs qui attribuent les fonds ne disposent ni de connaissance nécessaire du terrain ni de l’expertise pour assurer une meilleure répartition. Ce qui fait du département de l’Intérieur, le principal organe décisionnel en matière de ventilation des ressources.
Auprès du ministère de l’Agriculture, on souligne qu’il y a un décalage entre le principe du programme et son exécution. Et d’ajouter que la problématique de contrôle des deniers publics se pose avec acuité. Sur ce volet, plusieurs partis de l’opposition ont demandé au gouvernement de faire le point au Parlement sur la concrétisation de ce progra-mme. Certains ont même laissé entendre que certaines régions n’ont pas toujours bénéficié des fonds alloués par le gouvernement.
Rappelons que le programme gouvernemental de lutte contre la sécheresse porte sur la création de l’emploi en milieu rural, l’alimentation en eau potable de 2.520 villages, la protection du cheptel et la sauvegarde du patrimoine forestier ainsi que l’approvisionnement régulier des marchés en semences et la révision des dettes des agriculteurs. Pour l’heure, l’enveloppe allouée par le gouvernement concerne la création de nouveaux emplois, la construction des routes rurales, la protection du cheptel, la sauvegarde des forêts, l’allégement de l’endettement et l’aménagement des zones péri-urbaines. Le programme en question porte notamment sur l’irrigation, les barrages et les infrastructures éducatives et sanitaires.

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