Managem : Le gisement Draa Sfar collectionne les records

Managem : Le gisement Draa Sfar collectionne les records

Un kilomètre sous terre, une profondeur familière pour les mineurs de Draa Sfar. C’est le quotidien qu’ont choisi environ 750 personnes pour faire carrière au fin fond des gisements polymétalliques de Marrakech. L’extraction du cobalt, cuivre, nickel et métaux précieux est un exercice auquel se livre régulièrement cet effectif.

ALM s’est mis au jeu et a exploré les parois de Draa Sfar qui se veut la plus importante mine de Managem. Cette mine certifiée OHSAS 18001 version 2007 en 2013 affiche une durée de vie de 10 ans et d’énormes potentialités en perspective, d’où une réserve de 12 millions de tonnes.

L’exploitation rationnelle de ces ressources a nécessité la mise en place d’infrastructure innovante, donnant naissance récemment à l’un des plus grands puits du Maroc et du continent. «Ce puits a été fondé avec une mécanisation très développée. Il a été fait avec les moyens propres de Managem, nécessitant un effectif 100% marocain, plus de 100.000 heures de travail et 4 ans de réalisation», explique Ahmed Kassbi, directeur des opérations de la Compagnie minière Guemassa. Le procédé dépend de trois principales étapes, à savoir le sondage hydro-métallurgique, permettant d’évaluer la présence de l’eau dans l’exploitation.

Suivi donc d’un sondage géotechnique pour déterminer la nature de la roche ainsi que la mise en place de la mécanisation relative à l’opération de perforage. Les équipes de percements se sont rencontrées à 1.000 mètres sous terre, le 22 février à 2h du matin officialisant ainsi la réalisation d’une rampe de 11 kilomètres. L’investissement du puits s’élève à 150 millions de dirhams, financé entièrement par Managem.

Le gisement favorise une extraction de 2.000 tonnes de minerais par jour. Le volume annuel s’élève, quant à lui, à 750.000 tonnes valorisables avec l’ambition d’atteindre 1 million de tonnes à moyen terme. La teneur du site est de 4,5% de zinc, 1,5% de plomb, 0,5% de cuivre et une moyenne de 20 grammes d’argent. Une fois traités au complexe hydro-métallurgique Guemassa, les métaux peuvent atteindre un concentré de 50% de zinc, 60% de plomb et 25% de cuivre.

Pour assurer une meilleure minéralisation, Managem déploie un mode de gestion sophistiqué en vue d’anticiper les problèmes qui puissent provenir sur le chantier. Des pelles chargeuses téléguidées, coûtant 4 millions de dirhams, sont utilisées préservant ainsi les opérateurs des risques de chutes de blocs. De même, le gisement détient des records importants en termes d’aérage. Le puits dispose de cheminée de 1.000 mètres de profondeur et 3 mètres de diamètre.

La puissance utilisée par l’ensemble des équipements de ventilation mis en service est d’environ 1,5 Mégawatt. Managem qui dispose de 12 mines au Royaume exporte depuis des décennies son savoir-faire en Afrique subsaharienne. Managem réalise approximativement un chiffre d’affaires de 20% dans cette région. Une proportion qui devrait atteindre les 50 % prochainement. «Notre ambition est de devenir leader en Afrique. C’est dans ce sens que nous mettons tous les moyens nécessaires pour explorer de nouveaux gisements et se positionner sur de nouveaux marchés», indique pour sa part Ismail Aklay, directeur général de Cobalt et métal de base à Managem.

M. Aklay souligne par ailleurs que Managem dépense près de 250 millions de dirhams en recherche en Afrique subsaharienne, un budget qui pourrait augmenter à 400 millions de dirhams. Les gisements cible de Managem dans la région sont innombrables. Des études de faisabilité sont actuellement en cours pour définir l’exploitation de gisements d’or au Soudan et de cobalt au Congo. Le groupe s’apprête également à entamer des explorations en Ethiopie, Gabon, Mali, Guinée et Côte d’Ivoire.
 

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