Marché du prêt de titres: Bonne pratique pour la liquidité

Marché du prêt de titres: Bonne pratique pour la liquidité

Une étude vient d’être dévoilée dans ce sens montrant ainsi l’efficacité de cette pratique qui non seulement contribuerait à favoriser la liquidité mais également à améliorer l’efficience du marché financier et garantir les transactions. D’ailleurs, tous les moyens sont disponibles pour relever ce défi et introduire une pratique à haute valeur ajoutée.

La loi sur le prêt de titres publiée en février 2013 ainsi que le modèle de convention cadre du Conseil déontologique des valeurs mobilières (CDVM) sont l’un des principaux gages d’une telle pratique. Réalisée par CEJEFIC consulting, cabinet spécialisé dans le conseil en finance de marché et en organisation, l’étude trace les différentes pistes possibles pour les institutionnels en vue de générer des rémunérations supplémentaires à partir de portefeuille de titres ou de créer de nouvelles stratégies pour les investisseurs via la vente à découvert. 

«Le prêt de titres est un outil qui peut être aujourd’hui opérationnalisé au Maroc. Il s’agit résolument, pour les dépositaires, d’une nouvelle activité sur laquelle de nombreux acteurs de la place chercheront à se positionner en tant qu’intermédiaires», conclut l’étude. En effet, les intermédiaires sont l’acteur fondamental du marché du prêt de titres. Ces profils jouent des rôles déterminants dans la gestion des aspects opérationnels et la mise en relation entre prêteur et emprunteur.

En s’inscrivant dans un contexte marocain, l’étude a mis l’accent sur l’aspect juridique des prêts de tires ainsi que sur l’implication des différents acteurs de la place à réussir ce challenge. Des facteurs de succès ont été énumérés dans ce sens visant à mettre en place un véritable marché de prêt de titres au Maroc. Six points sont à relever, notamment l’introduction d’une réglementation adaptée, la transparence du marché, la formation des acteurs ainsi que l’émergence d’intermédiaires spécialisés.

L’étude a également la souligné nécessité de créer un référentiel de «best practices» locales permettant d’harmoniser les pratiques et accompagner la mise en place du marché de prêt de titres. Notons qu’un livre blanc est en cours d’élaboration permettant ainsi de guider les professionnels dans leur pratique quotidienne et les initier aux bonnes pratiques de ces opérations au niveau national.

Ce que pense le CDVM

En commentant les résultats de l’étude, le CDVM assure que le cadre réglementaire du prêt de titres évoluera en fonction des risques qui vont paraître. Hicham El Alamy, directeur général adjoint du Conseil, indique que «la réglementation, quel que soit le dispositif, est par définition évolutive et accompagnera naturellement le développement de cette activité, notant que le dispositif réglementaire mis en place permet l’opérationnalisation du prêt de titres».

En chiffre, les opérations de prêts de titres se fixent à plusieurs milliards de dirhams. Une estimation, relevée par le CDVM, et ce dans l’attente de restituer l’information afin de doter le marché de statistiques fiables. Le CDVM affirme par ailleurs le lancement d’un benchmark pour encadrer le maximum de risques communs au prêt de titres au niveau mondial, en l’occurrence les risques de contreparties, les risques juridiques et le risque de liquidité.

 

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