Médina de Rabat : 300 bâtisses menaçant ruine dans le viseur de l’Intérieur

Médina de Rabat : 300 bâtisses menaçant ruine dans le viseur de l’Intérieur

Pas moins de 300 bâtisses menaçant ruine sont ciblées par la commune urbaine de la ville de Rabat et la Société Rabat Région Aménagements. Il s’agit des travaux de démolition ou de confortement de ces constructions menacées d’effondrement. Pour l’heure, la réalisation des études techniques, suivi, contrôle et pilotage des travaux n’a été confiée à aucun bureau d’études. Pour y parvenir, la commune urbaine de la ville de Rabat (en sa qualité de maître d’ouvrage) et la Société Rabat Région Aménagements (maître d’ouvrage délégué) viennent de lancer récemment un appel d’offres relatif aux études, suivi, contrôle et pilotage des travaux de démolition et/ou de confortement des bâtisses menaçant ruine à la médina de Rabat (tranche 2). Les bureaux d’études (BET) intéressés devront envoyer leurs dossiers au plus tard le jeudi 2 mai 2019. Le bureau qui remportera le marché devra s’attacher à trois missions qu’il est amené à réaliser dans un délai global de 24 mois. Dans le détail, la première concerne les études techniques qui devront s’effectuer dans un délai de 18 mois. Pour la deuxième mission, elle consiste au suivi, contrôle et pilotage des travaux à exécuter réalisables dans une échéance de 24 mois. Pour la troisième tâche, elle est inhérente à la réception provisoire et définitive des travaux de confortement et/ou de démolition des bâtisses menaçant ruine. Par ailleurs, la Société Rabat Région Aménagements précise que les constructions menaçant ruine n’obéissent pas aux dispositions classiques réglementaires, ne sont pas régies par une normalisation spécifique et ne se prêtent pas au diagnostic instrumental usuel, prévu pour le béton armé, la maçonnerie, et autres structures normalisées (auscultations, carottages) ajoutant qu’il n’existe donc pas de référentiel pour l’appréciation de leur stabilité structurelle.

Ainsi, leur sauvegarde échappe à toute approche conventionnelle. Les solutions ne peuvent être envisagées qu’au cas par cas, consistant en une approche visant à cerner les mécanismes d’effondrement, en vue d’atténuer la vulnérabilité de ce type particulier de construction. Ainsi la stabilité et la sécurité ne peuvent en aucun être assurées au sens réglementaire en vigueur applicable aux constructions formelles correctement conçues et entretenues, indique la même source. Dans son ensemble, cette initiative rentre dans le cadre de l’action de mise en œuvre des programmes de développement intégré des conurbations (ensemble constitué de noyaux urbains) de la région menée par la Société Rabat Région Aménagements. L’objectif étant de requalifier des quartiers d’habitat insalubre et des maisons menaçant ruine, la réhabilitation et la sauvegarde du patrimoine historique, ou encore la dynamisation des activités économiques. Elle vise aussi le renforcement des infrastructures régionales et des équipements publics de proximité, et l’amélioration de l’environnement de la région. Ces objectifs doivent être conformes aux développements intégrés des villes, à la promotion de l’habitat social et la résorption de l’habitat insalubre, au programme «Villes sans bidonvilles» ou encore au programme de développement intégré de la ville de Rabat 2014-2018 «Rabat ville lumière, capitale marocaine de la culture». Elle doit également correspondre à la charte communale relative aux régions et au cadre du Schéma d’organisation fonctionnelle et d’aménagement de l’aire métropolitaine centrale «Sofa». Ce programme s’attache à être conforme à l’Initiative nationale pour le développement humain pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion urbaine ainsi qu’à la Déclaration du Millénaire des Nations Unies visant à améliorer les conditions de vie des personnes habitant dans les logements précaires et insalubres.

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