«Nous n’avons pas la réunionnite»

«Nous n’avons pas la réunionnite»

ALM : Comment se porte le Conseil régional du tourisme de Casablanca ?
Saïd Mouhid : Il se porte bien et continue à faire le travail stratégique de promotion avec tous les membres du bureau qui même s’ils ne sont pas permanents contribuent énormément aux travaux. Nous venons de Barcelonne où s’est tenu, la semaine dernière un salon spécialisé sur le tourisme des Congrès. A cette occasion, nous avons présenté un Kit complet, une brochure de qualité sur Casablanca et ses atouts en matière de tourisme d’affaires. Y figurent notamment les dix bonnes raisons pour se réunir à Casablanca et des informations détaillées sur le parc d’exposition de l’Office des changes, la Foire de Casablanca, des espaces comme Megarama ainsi que des informations sur les salles des congrès de tous les hôtels. C’est pour préparer les congrès de demain, ceux de 2008 et 2009 qui se décident d’ores et déjà aujourd’hui.
Pourtant le CRT de Casablanca reste quand même peu visible sur la scène médiatique ?
Etre visible sur la scène médiatique ne veut pas dire travailler. Nous menons en silence un travail de fond. Il faut savoir que Casablanca est une grande métropole, c’est une ville structurée. Nous pensons que la communication est un moment sérieux. La ville de Casablanca compte des professionnels aguerris. On se réunit régulièrement tous les quinze jours comme le prévoient les textes du CRT. Nous sommes en train de jeter les bases d’un tourisme durable, le cadre d’un tourisme de congrès et d’un tourisme d’affaires. Nous sommes donc en train de mettre en place une structure. Ce qui ne suppose pas nécessairement communiquer ou faire des réunions. Nous n’avons pas la «réunionnite»!
Avez-vous tracé une stratégie pour 2005?
Tout à fait. Nous ciblons la clientèle affaire, MRE et Moyen-Orient. Sans oublier la clientèle nationale qui représente 25% des taux d’occupation. Le travail du CRT de Casablanca est clair et peut se décliner en deux points : d’abord un plan stratégique qui consiste en un contrat-programme. Nous sommes sur un certain nombre de chantiers, notamment la mise à niveau de la ville, pilotée par le wali. Il y a aussi le plan de déplacement urbain, la circulation, l’éclairage. Nous avons entamé aussi le plan vert, rénovation des jardins publics et des espaces verts.
Quid des grands projets ?
Nous y sommes aussi. Ce sont des projets qui sont prévus d’ici 2012. Il s’agit entre autres de la construction du Palais des congrès et du terminal pour les croisiéristes, le premier en Afrique du Nord et qui est un plan inscrit dans la reconfiguration du port de Casablanca. Ceci pour ce qui concerne le plan stratégique. Nous avons aussi un plan opérationnel pour l’animation de l’activité touristique de la ville. Ce qui rejoint le programme de mise à niveau. Dans ce cadre, avec les hôtels nous sommes en train de mettre en place une charte de qualité. Nous entamons dès la fin de cette année une campagne de communication sur les week-ends à Casablanca. A partir de janvier, un éductour spécialisé sur les congrès sera mené avec le partenariat de la RAM et de l’ONMT. Nous inviterons à cette occasion dix grands congressistes. D’autres programmes sont destinés aux MRE. Casablanca est la première ville qui accueille cette population. Egalement en préparation, un site visitcasablanca.ma en phase de pré-lancement. Il donnera plus de visibilité à la ville. Tout ceci est un travail de fond qui se fait en silence. Ce n’est pas mal pour un CRT qui a à peine deux ans et demi d’existence.
Mais Casablanca pourra-t-elle rivaliser avec une ville comme Marrakech sur le marché des congrès ?
Il ne s’agit en aucun cas de rivaliser avec Marrakech. Au salon de Barcelone, il y avait les Palais de Congrès de Lyon, de Bordeaux et d’autres villes françaises. Il faut multiplier les chances pour le Maroc. La magnificence de Marrakech est une chose, la disponibilité de Casablanca une autre. Il s’agit de complémentarité entre les villes. Casablanca comptera d’ici l’année prochaine 1.400 nouvelles chambres. D’où une promotion adaptée.
Avez-vous un budget conséquent pour tous ces projets ?
Nous bénéficions des contributions importantes de la région, de l’ONMT et des sponsors. Le CRT de Casablanca est une machine qui doit produire des outils, des résultats en présentant un certain nombre de plans d’actions. C’est un CRT qui n’est ni riche ni pauvre.
Votre budget 2005 sera donc de 5 millions de dirhams ?
Non. Ce sera un peu en deça.

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