Omrane, la fusion des ERAC en marche

Le projet «Omrane», holding regroupant les établissements publics d’habitat est en marche. Intervenant lors d’un séminaire « Ensemble pour la réussite d’Omrane », Taoufik Hjira, ministre délégué chargé du Logement et de l’Urbanisme qui est venu défendre le projet de la fusion de ces établissements publics n’a pas manqué d’arguments. Selon lui, ce projet devra augmenter la capacité de négociation au niveau du financement et d’acquisition des terrains.
Parallèlement, et pour plus d’efficacité, cette structure vise la concentration des opérations d’aménagement et d’équipements et de la mise à niveau des villes ainsi que la réalisation d’une gestion efficace du secteur.
Concernant le processus de mise en place du holding, le ministre a rappelé les différentes dispositions qui ont été prises depuis l’annonce officielle le 6 octobre 2003 par le Premier ministre. Depuis le changement de nomination de l’Agence nationale de Lutte contre l’Habitat insalubre (ANHI) pour devenir le groupement d’aménagement « Omrane » le 15 décembre 2003, les dernières mesures se concentrent actuellement sur l’intégration effective de la Société nationale d’Equipement et de Construction (SNEC) et Tacharouk dans le groupement « Omrane » et ce, à partir de juin prochain. Au niveau régional, le département de l’habitat s’emploie à la création des filières régionales dans certaines régions du Maroc et la transformation des établissements régionaux d’équipement et de construction (ERAC) en sociétés régionales sectorielles anonymes, ainsi que la passation des actions de l’Etat dans ces sociétés au groupement « Omrane ».
Cette présentation a été l’occasion pour rappeler le rôle joué par les établissements publics d’habitat depuis leur création dans la réalisation des programmes d’habitat social et la mobilisation des ressources financières. Quelques chiffres le démontrent : plus des deux tiers des habitants urbains résident dans des logements construits par ces établissements et plus de 20% de la main-d’oeuvre du secteur y travaillent. Reste que la nature des défis futurs fait que ces établissements ne peuvent plus répondre à la progression des besoins en habitat. L’importance de la fusion en holding réside justement dans l’harmonisation des actions de ces établissements. Sur un autre registre, le ministre a fait part de la nécessité de tripler la production actuelle en vue d’atteindre 90.000 unités par an et l’aménagement de 1.300 ha (au lieu de 30.000 unités produites actuellement), conformément aux nouvelles orientations gouvernementales.
Si cette nouvelle politique connaît l’adhésion de tous les intervenants concernés, le ministre n’a pas manqué de souligner l’importance des ressources humaines pour relever ce défi. Objectif : permettre au secteur public d’être compétitif.
Le directeur des entreprises publiques et de la Privatisation au ministère des Finances et de la privatisation, Mohammed Boussaid, a expliqué que les opérateurs publics sont capables d’atteindre cet objectif. Les multiples indicateurs négatifs concernant l’endettement, la productivité et les stocks d’invendus des établissements publics justifient amplement cette réforme.

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