Pays émergents, des amortisseurs de la récession

«Les pays émergents sont un relais de croissance pour les pays développés», c’est ce qu’a affirmé François Faure, responsable adjoint de la recherche risque pays du groupe BNP Paribas, lors d’une conférence tenue, mardi 16 décembre, à l’Office des changes de Casablanca. Ayant pour thème «Le commerce extérieur entre pays émergents: force ou faiblesse face à la crise», cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la première édition du Carrefour de l’Entreprise. D’après M. Faure, ces pays, notamment le Maroc, ont une dimension spécifique qui leur permet une possibilité de croissance, en dépit de la récession mondiale. Interrogé sur la parité de change, M. Faure déclare que «le problème de change est un facteur qui contribue à la déconnexion des pays émergents. Opter pour une monnaie unique dans la région du Maghreb n’est pas une bonne solution». «La fixité de changes est un repli protectionniste. Pourquoi alors se fermer dans des structures fixes ? S’il y a une zone monétaire à faire c’est avec l’Europe», a-t-il ajouté. Selon lui, il existe trois types de commerce extérieur. À savoir le commerce intra-zone, inter-zone et entre pays développés et pays émergents.
Ces trois types évoluent conjointement dans l’intérêt des pays développés. Contrairement à l’Afrique qui est en déphasage avec le reste du monde. Quant à l’Amérique latine et l’Asie, ils sortent leurs épingles du jeu. La situation des expatriés a été soulevée durant cette conférence. Leurs envois, qui constituent 40% du PNB liés aux devises, sont une vraie manne financière pour les pays émergents. Mettre en place des dispositifs pour remédier à la réduction de cette source est devenu actuellement une nécessité. «Les pays développés ont tendance à préserver leur carré et à baisser leurs investissements dans les pays émergents», a soutenu Zakaria Fahim, animateur de la conférence. La classe moyenne n’est pas en reste. M. Faure a affirmé qu’il n’y a pas de stratégies spécifiques à l’égard de cette catégorie ; même si elle émerge dans certains pays, en l’occurrence la Chine et l’Inde. M. Faure a soulevé l’importance des pays émergents et leur rôle en tant qu’amortisseur de cette récession mondiale. Après la crise mondiale, un revirement de la situation en faveur des pays émergents est à souligner. Ces pays ont bénéficié du redressement des prix des matières premières, du renchérissement du coût financier ainsi qu’une forte croissance. À la fin de son intervention, François Faure a prôné le développement des accords bilatéraux. Comme il a recommandé aux pays émergents de s’inscrire dans une logique des partenariats privilégiés et de saisir les opportunités pour revenir à l’essentiel de l’économie.

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