Pétrole : Les cours se replient

Les cours du pétrole se sont replié lundi 25 février, sur des marchés calmes en l’absence de nouvelles, alors que les courtiers continuent de craindre une augmentation des exportations russes au deuxième trimestre. Vers 17H00 Gmt, le baril de brent de la mer du nord pour livraison rapprochée en avril, référence sur l’international Petroleum Exchange (Ipe) de Londres, valait 20,11 dollars le baril, après avoir ouvert à 20,22 dollar à la corbeille et clôturé à 20,37 dollars vendredi.
A New York, le prix du baril de brut de référence (light sweet crude) pour livraison en avril cédait 36 cents à 20,71 dollars. « Le brent se maintient à peu près, c’est surtout le marché américain qui est sous pression », a déclaré Tony Machacek, opérateur de la maison de courtage Prudential Bache. «Les volumes (d’échanges) ne sont pas très élevés », a-t-il toutefois noté. «Le sentiment général des marchés est que les cours devraient rester sous pression, peut-être parce que les courtiers sont déçus du peu d’empressement de la Russie» à prolonger la limitation de ses exportations, selon ce courtier.
Cédant à l’insistance de l’organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Moscou avait accepté de réduire de 150000 barils par jour le volume de ses exportations de brut au premier trimestre 2002 pour contribuer au soutien des cours internationaux. L’Opep a fermé ses vannes de 1,5 millions de barils/jour début janvier. La Norvège, le Mexique et Oman ont également réduit leur niveau de production.
Mais face à l’effondrement des prix du brut sur son marché intérieur, la russie pourrait être tentée de reprendre ses exportations à plein régime dès le début du mois d’avril, selon les experts.
Le Président de l’Opep, Riwalnu Lukman et son secrétaire général, Ali Rodriguez, se rendront à Moscou du 3 au 5 mars pour tenter de convaincre les autorités russes de continuer leur effort avant de déterminer leur propre position lors d’une réunion du cartel le 15 mars à Vienne. S’exprimant ce week-end lors d’une conférence en Nouvelle-Zélande, Ali Rodriguez, a souligné que la coopération de la Russie était essentielle au soutien des prix, selon Lawrence Eagles, analyste de la maison de courtage Gni.

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