novembre 18, 2017

 

Plan Maroc Vert: Les enjeux de la régionalisation…

Plan Maroc Vert: Les enjeux de la régionalisation…

L’ensemble des institutions administratives ont des centres régionaux qui permettent l’interaction entre les régions et les différents intervenants dans le secteur.

Le Plan Maroc Vert est prêt à déployer entièrement ses ailes! C’est, en somme, ce qu’a révélé Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, qui s’exprimait à Casablanca dans le cadre de la deuxième édition des «Jeudis de l’Union constitutionnelle». Une rencontre tenue, jeudi 26 mai, sous le thème «La régionalisation au cœur des stratégies sectorielles nationales. Le cas du Plan Maroc Vert». «Les 9 premières années de mise en œuvre du Plan Maroc Vert (PMV) ont permis de créer un environnement porteur pour la transformation du paysage agricole», a relevé le ministre. Et de poursuivre: «Nous sommes arrivés à la 2ème phase de cette Stratégie nationale. Une phase de valorisation et d’accélération pour laquelle l’esprit de la Constitution et celui de la régionalisation avancée offrent un cadre favorable».

Ainsi, selon M. Akhannouch, cette 2ème phase doit «valoriser les acquis, étendre le champ d’action du PMV et donner une force nouvelle à ses principes fondateurs».
Par ailleurs, il a souligné que le PMV a été bâti autour de deux règles. Il s’agit en l’occurrence de l’accord avec les acteurs et professionnels et la présence sur le terrain à travers la conclusion de conventions régionales prenant en considération les intérêts de chaque région du Royaume. A ce titre, le ministre a indiqué que la mise en œuvre de ces conventions régionales signées à Fès avec toutes les régions et Chambres professionnelles du pays a été entamée, poursuivant que l’ensemble des institutions administratives ont des centres régionaux qui permettent l’interaction entre les régions et les différents intervenants dans le secteur. Et d’ajouter que la région de Casablanca-Settat dispose de potentialités importantes dans le secteur de l’agriculture ainsi que d’infrastructures appropriées pour l’industrie agroalimentaire (Encadré).

Egalement présent à ce débat, le président du conseil de la région de Casablanca-Settat, Mustapha Bakkoury, a souligné, pour sa part, l’importance de poursuivre le développement de la région, aussi bien dans le secteur agricole qu’industriel et de remédier aux problèmes que connaît la région, notamment ceux relatifs à la rareté des ressources hydriques, la réduction des superficies agricoles et au développement urbain. Quant à l’hôte de l’événement, Mohamed Sajid, secrétaire général de l’UC, il a estimé qu’il «est temps aujourd’hui de considérer et de définir une véritable politique de décentralisation et de déconcentration des politiques publiques de l’Etat, ajoutant que la territorialisation des politiques sectorielles est un levier majeur pour assurer une meilleure exécution, et accélérer les impacts sur les populations locales».

En gros, cette deuxième édition des «Jeudis de l’UC» a été l’occasion d’exposer le potentiel agricole et agro-industriel de la région de Casablanca-Settat, tout en mettant l’accent sur les avancées et acquis réalisés par le Maroc dans le cadre du PMV et les défis qui l’attendent à la lumière de la régionalisation avancée (Encadré).

Casablanca-Settat : Le potentiel en chiffres 

croissance-Plan-Maroc-Vert-AgricultureSelon le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, la région Casablanca-Settat  recèle un grand potentiel agricole et agro-industriel. Elle contribue à la création de 15,8% de la valeur ajoutée nationale. En effet, le nombre d’exploitations agricoles dans la région s’élève à 183.694 tandis que la superficie agricole utile est de 1.437.000 hectares avec une superficie irriguée de 146.000 hectares, soit 11% de la superficie nationale irriguée.

Du point de vue des potentialités agro industrielles, M. Akhannouch a relevé que la région de Casablanca-Settat dispose de 823 unités de valorisation agro-industrielle, avec 808 coopératives agricoles dont 52% concernent la filière laitière. Ces potentialités ont permis à la région de contribuer significativement à la production agricole nationale avec 45% de la production nationale de volaille, 40% de la production de betterave, 24% de la production céréalière, 24% de la production de lait, 18% de la production des viandes rouges et 15% de la production des cultures maraîchères. Selon le ministre, avec la dynamique engendrée par le Plan Maroc Vert, ces potentialités sont appelées à se développer davantage. En effet, près de 300 millions de dirhams par an sont octroyés aux agriculteurs de la région en matière de subventions dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA) pour à peu près 20.000 agriculteurs par an.
Aussi, 2 projets d’extension de la superficie irriguée sont en cours de réalisation sur 5.500 hectares.

Régionalisation : Le PMV ouvert à la décentralisation
agricultureA la fin des différentes interventions, le débat a porté sur le rôle de la région dans la mise en œuvre du Plan Maroc Vert et les enjeux de la décentralisation et la déconcentration qui s’impose avec l’installation de la régionalisation avancée. A ce titre, le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, Aziz Akhannouch, s’est dit satisfait des résultats du Plan Maroc Vert qui reste un programme avec des objectifs bien définis mais qui peut être revu et révisé avec les interprofessionnels régionaux.

De même, M. Akhannouch a appelé à la mise en œuvre de Plans Verts régionaux où l’Etat aura le rôle de coordinateur. «Le ministère de l’agriculture n’a pas le complexe de la décentralisation ni celui de la déconcentration. Et le Plan Maroc Vert n’est pas un programme sacré, inchangeable. En effet, le ministère a toujours prôné l’échange et la concertation avec les collectivités locales et les régions», a-t-il expliqué.

Par ailleurs, s’agissant du développement de l’investissement privé agricole par rapport aux chantiers structurants que le Royaume a entamés depuis quelques années, le ministre de l’agriculture a exprimé sa satisfaction par rapport à ce type d’investissements qui a atteint, selon lui, 31 milliards de dirhams depuis le lancement du Plan Maroc Vert.

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