Pleins feux sur le mégaprojet de dessalement de l’eau de mer de Chtouka Ait-Baha

Pleins feux sur le mégaprojet de dessalement de l’eau de mer de Chtouka Ait-Baha

Il s’inscrit intégralement dans les objectifs stratégiques du Plan Maroc Vert

Ce projet vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

La Chambre d’agriculture du Souss-Massa a organisé dernièrement à Chtouka une journée de sensibilisation sur le mégaprojet de dessalement de l’eau de mer mutualisé d’irrigation et d’eau potable.

Le projet Chtouka, initié par le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts à la demande des agriculteurs et de leurs associations s’inscrit dans le cadre d’un partenariat public-privé entre le ministère et un délégataire privé, la société Aman El Baraka. En outre, l’ensemble des acteurs de la région est partie prenante dans sa réussite.

Premier du genre en Afrique, le projet est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) aux niveau local, régional et national (exploitants agricoles, élus, autorités locales, départements ministériels,…), de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau. Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au sud d’Agadir et à l’est du Parc national du Souss-Massa.

Ce projet vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement. L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa. Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe. Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine.

S’inscrivant intégralement dans les objectifs stratégiques du Plan Maroc Vert (PMV), et dans les objectifs du Plan agricole régional, ce projet ambitionne essentiellement la sauvegarde des ressources en eau et leur développement, tout en garantissant le capital investi dans l’agriculture d’exportation. Sur le plan technique, ce projet consistera en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existant actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau.

Deux prises dans l’océan amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après prétraitement, vers la station de dessalement. Celle-ci (technologie d’osmose inverse) sera située à 300 m de la côte et à +44m d’altitude, dans la commune d’Inchaden, au sein du Parc national du Souss-Massa. Son installation sera soumise à un strict respect de l’environnement, d’œuvrer pour la réalisation d’une unité de dessalement mutualisée qui se situerait dans la commune rurale de Inchaden (sud de la ville d’Agadir), dans le Parc naturel du Souss-Massa en vue de répondre aux besoins d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation.

La capacité de production initiale est de deux cents soixante-quinze mille (275.000) m3/j à raison d’un débit de cent cinquante mille (150.000) m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable, et d’un débit de cent vingt-cinq mille (125.000) m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. L’ouvrage est construit avec des installations pour une capacité de 400.000 m3/j, équipé pour délivrer une capacité de 275.000 m3/j.

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