Pour la Société Générale, l’affaire Kerviel «c’est déjà le passé»

Pour la Société Générale, l’affaire Kerviel «c’est déjà le passé»

L’affaire Jérôme Kerviel, «c’est déjà le passé», a affirmé, mardi le P-dg de la Société Générale Frédéric Oudéa alors que l’ex-trader de la banque française est jugé à Paris pour avoir causé en 2008 une perte de près de 5 milliards d’euros à son établissement. «Pour moi, c’est déjà le passé», a dit à la presse le dirigeant qui était directeur financier de la banque à l’époque des faits. Pour M. Oudéa, «il n’y a aucun doute sur l’issue de ce procès». Mais il n’a pas précisé ce qu’il attendait du jugement. L’ancien directeur financier de la banque n’a pas été cité comme témoin lors du procès mais le P-dg de l’époque, Daniel Bouton, pourrait être appelé à témoigner en fin de procès. «La Société Générale a apporté des réponses immédiates», après la révélation de l’affaire Kerviel. «Il y avait nécessité de renforcer les contrôles, nous l’avons fait», a indiqué M. Oudéa. «C’était il y a deux ans et demi. Il s’est passé tellement de choses depuis», a expliqué M. Oudéa. Jérôme Kerviel, 33 ans, est jugé pour avoir fait perdre à la banque 4,9 milliards d’euros début 2008, après avoir pris à l’insu de sa hiérarchie des positions spéculatives exorbitantes, de dizaines de milliards, en déjouant tous les contrôles à l’aide d’opérations fictives et de fausses déclarations. Il ne nie pas avoir dépassé les bornes mais affirme que sa hiérarchie savait ce qu’il faisait. Il encourt cinq ans de prison et 375.000 euros d’amende. La Société Générale a présenté mardi un nouveau plan stratégique à horizon 2015, qui doit concrétiser le rebond de la banque, annoncé pour 2010 par M. Oudéa. Signe d’un appétit retrouvé, elle a annoncé, lundi, le rachat de la banque française Société marseillaise de crédit pour 872 millions d’euros. Cette annonce intervient quelques semaines après la publication de bons chiffres pour le premier trimestre marqué par un bénéfice de 1,06 milliard d’euros. La banque a notamment réussi à redresser les résultats de sa banque de financement et d’investissement et semble parvenue à contenir les pertes de son portefeuille d’actifs (difficiles à vendre, dits «illiquides»), héritées de la crise financière.

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