Prix des fruits et légumes : la hausse est due à la spéculation

Prix des fruits et légumes : la hausse est due à la spéculation

La hausse des prix de certains fruits et légumes, au début du mois d’octobre, est due essentiellement à la spéculation, a affirmé, jeudi à Rabat, le ministre délégué chargé des Affaires économiques et générales, Nizar Baraka. Lors d’un point de presse à l’issue de la réunion du Conseil de gouvernement, présidée par le Premier ministre, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri, a indiqué que M. Baraka a présenté un exposé dans lequel il a affirmé qu’une hausse des prix de certains fruits et légumes a été bel et bien enregistrée au début du mois d’octobre alors que les prix d’autres produits, tels que ceux des viandes rouges et blanches n’ont pas connu d’augmentation. Ces hausses des prix s’expliquent par des facteurs objectifs, et non objectifs tels que la spéculation et le stockage illicite, a-t-il précisé. Parmi les facteurs objectifs ayant entrainé cette flambée des prix, M. Baraka a cité la rareté de certains produits, engendrée par la hausse fulgurante des températures lors du mois d’août, ce qui a retardé les récoltes automnales en particulier les tomates. Cette rareté s’explique également par les difficultés de transport des fruits et légumes des zones de production vers les marchés, ce qui a entrainé une baisse de l’offre dans les marchés de gros et par conséquent une hausse de 30% des prix au niveau du marché de gros de Casablanca. Selon le ministre, l’entrée en vigueur du nouveau Code de la route, début octobre, ne peut être considérée comme cause principale de la hausse des prix, sachant que l’augmentation des frais du transport liée à la charge des camions varie entre 5,7 et 34 centimes le kg, selon la catégorie des camions. M. Baraka a également rappelé les mesures et les dispositions prises par le gouvernement pour faire face à cette situation exceptionnelle relative à la révision à la hausse de la charge des camions de transport des marchandises. Cette charge a été relevée de 8 à 14 tonnes, d’autant plus que ce genre de camions représentent 80% du parc des camions de transport des marchandises au Maroc. Et d’ajouter que des instructions fermes ont été données aux autorités de contrôle en vue d’élever le niveau de vigilance et de faire face avec rigueur aux différentes pratiques contrevenant au commerce transparent et loyal. Dans son exposé, le ministre a également mis l’accent sur la hausse des prix des produits de base à l’échelle internationale, relevant que le gouvernement veille à ce que cette flambée n’affectera pas le marché national au moment où les prix des produits subventionnés (hydrocarbures, gaz butane, sucre, blé tendre) sont restés stables à l’instar de ceux des services réglementés en dépit de la hausse des prix de production (électricité, eau potable). M. Baraka a souligné en outre que le gouvernement a déployé des efforts considérables pour réviser à la baisse les prix des médicaments.

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