Recul du chiffre d’affaires trimestriel d’Accor

Recul du chiffre d’affaires trimestriel d’Accor

Les ventes d’Accor ont diminué de 9,6% au premier trimestre et le groupe hôtelier, guère optimiste pour le deuxième trimestre au vu de ses réalisations sur les premiers jours d’avril, a décidé de nouvelles mesures d’économies. La détérioration de 7,8% de l’activité de l’hôtellerie (-8,7% à données comparables) a entraîné un recul de 9,6% (-5,8% en comparable) du chiffre d’affaires total du premier trimestre à 1.616 millions au regard des 1.699,7 millions d’euros ressortant du consensus Reuters Estimates. Sur cette première partie de l’année, l’activité des services prépayés a de son côté affichait une croissance de 2% à données publiées et de 8,3% sur une base comparable. Au cours d’une conférence téléphonique, Jacques Stern, directeur général délégué du groupe, a indiqué que celui-ci n’avait constaté aucune amélioration de ses performances sur les premiers jours d’avril et que le deuxième trimestre devrait présenter «la même facture que le premier». Accor «tient bien ses prix mais est impacté par le taux d’occupation de ses hôtels» du fait d’une diminution de «la clientèle affaires». Pour faire face à une accélération de la dégradation de l’activité au premier trimestre 2009 par rapport au quatrième trimestre 2008, notamment en Europe, le numéro quatre mondial de l’hôtellerie a décidé de nouvelles mesures d’économies. Ainsi il a ramené à 315 millions d’euros en 2009 et en 2010 ses investissements annuels de rénovation, ce qui correspond à une réduction de 175 millions d’euros par rapport au montant de 2008, précise-t-il dans un communiqué. Au-delà du programme déjà annoncé de réduction des coûts de support de 100 millions d’euros (75 millions d’euros en 2009 et 25 millions d’euros en 2010), «Accor travaille d’ores et déjà sur une augmentation de son plan d’économies de coûts», ajoute le groupe. Le chiffre d’affaires de 1.182 millions de l’activité «hôtellerie» a été particulièrement affaibli par le segment haut et milieu de gamme (Enseignes Sofitel, Novotel et Mercure) où le repli à données comparables est ressorti à 9,2%. L’hôtellerie milieu de gamme est relativement moins affectée que l’hôtellerie haut de gamme à l’instar de la situation en France où le segment milieu de gamme affiche un recul de 10,1% de revenu par chambre disponible (RevPAR) alors que celui du segment haut de gamme baisse de 13,4%, observe Accor. En Allemagne, la baisse du chiffre d’affaires en données comparables est de 1,9% mais, retraitée de l’effet du décalage des vacances de Pâques, elle se creuse à -8,1%.

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