Sables et environnement, solutions alternatives

La section africaine de la Central Dredging Association, en collaboration avec Drapor, la Fédération nationale du bâtiment et des travaux publics (FNBTP) et a Fédération des matériaux de construction (FMC) organise le premier colloque international « Sables et environnement, solutions alternatives ». Ce colloque se déroulera à l’Ecole Hassania des travaux publics les 25 et 26 juin 2003. Le marché du sable est jusque-là resté alimenté essentiellement par les plages et les dunes du littoral. Des pratiques qui ont un effet néfaste sur l’environnement, car la régénération des plages est un processus lent qui s’étale sur plusieurs décennies.
L’exploitation de cette ressource tarissable entraîne également l’arasement du cordon dunaire et perturbe de manière irréversible les équilibres des écosystèmes pouvant  causer de sérieux préjudices à la qualité des nappes phréatiques et à l’agriculture dans les zones côtières. Le sable est une source de richesse considérable, avec un revenu moyen de 4500 DH par camion. Mais son exploitation au Maroc obéit à un système d’agréments totalement, ou presque, discrétionnaire.
Désormais considérée comme un bien de consommation courante, la production nationale en la matière, de l’ordre de 10 millions de m3, n’arrive plus à combler tout le besoin du marché. Parallèlement, on assiste à un développement croissant du secteur du bâtiment et des infrastructures.  A cela s’ajoute le fait que, chaque année, plus de 6.000.000 m2 de sable marin transitent vers d’autres pays. Une nouvelle approche industrielle s’impose pour garantir une meilleure régulation. Ce colloque sera donc un lieu de débat et d’analyse des aspects normatifs et réglementaire de cette activité.
Parmi les solutions qui ne manqueraient pas de figurer lors de ce colloque : le dragage. Produit de substitution, le sable de dragage est «  une alternative plausible aussi bien sur le plan qualité que sur le plan prix de revient », précise l’étude. L’enjeu est également d’ordre économique dans la mesure où les opérations de dragage sont fort coûteuses. Plus de 20 millions de dirhams sont dépensés chaque année dans les ports marocains pour le dragage, et seul le « recyclage » du sable dragué pourra réduire ce montant qui grève lourdement l’exploitation.

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