Séminaire sur le numérique dans les territoires : Au service de l’attractivité et de la régionalisation

Séminaire sur le numérique dans les territoires : Au service de l’attractivité et de la régionalisation

Au fond, le séminaire intitulé «Elaboration d’une vision territoriale pour l’aménagement numérique des territoires marocains»  qui a été organisé jeudi à Rabat par le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de la politique de la ville, est une suite logique de la journée qui a appelé, mercredi, à renforcer la convergence par l’unité des rangs. Et c’est si bien le cas que lors de son discours d’ouverture, la langue du ministre a fourché en prononçant convergence ce qu’il devait lire transparence. Ce souci de convergence, voire de mutualisation des efforts,  a en fait sous-tendu de bout en bout le séminaire. Convergence des points de vue des accompagnateurs qui ont souscrit au projet et qui ont pour noms Agence nationale de règlementation des télécommunications (ANRT), le ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies, et la délégation à l’aménagement et à la compétitivité des territoires de France (DATA-France). Convergence visible également dans les objectifs assignés au projet puisqu’il s’agit de «mettre à la disposition des aménageurs numériques un plan d’actions élaboré selon un processus ascendant à travers de larges concertations et une bonne connaissance des besoins réels des régions. Lequel plan d’actions, échelonné sur cinq ans, se veut un outil de développement et d’aménagement numérique accompagnant la dynamique territoriale que connaît le Maroc». A la clé trois grands enjeux : l’attractivité économique au moyen d’une offre télécoms attrayante, la compétitivité des entreprises et le désenclavement social. Ce dernier induisant «l’accès aisé et diversifié  aux  services en ligne» et donc le rapprochement de l’administration de ses administrés. Organisé dans le but de présenter les résultats de l’étude annonçant le projet de l’aménagement numérique, le séminaire  s’est développé autour des axes des enjeux de l’aménagement, des leviers de la vision territoriale de l’opération, du cadre procédural facilitant l’établissement des réseaux et des aspects règlementaires induits.  Le ministre a résumé ces objectifs en affirmant que la finalité dernière du projet est de rendre les télécoms accessibles à tous dans des conditions et à des prix satisfaisants. Pour lui, bien que les télécoms  ne soient pas le seul déterminant de la compétitivité, ils y participent grandement et constituent de surcroît un facteur de cohésion sociale. D’autant plus, a-t-il ajouté, qu’ils participent pour 3,5% au PIB, génèrent 42 milliards de chiffre d’affaires et 32.000 postes d’emploi. Ils sont en outre un facteur d’équilibre et d’équité entre les régions, ce qui est susceptible de servir la régionalisation avancée, a-t-il estimé. Mais, s’est-il interrogé, que sera la numérisation ? Et s’attachant à l’impact spatial du projet, il s’est demandé au service de qui et de quoi il va se mettre.  Contribuera-t-il  aux disparités sociales et régionales plutôt qu’à  les résoudre ? Quelle place  y échoira au privé ? Des questions qui ont trouvé écho parmi les auteurs de l’étude lesquels se sont attachés à développer les apports techniques, économiques et sociaux de la numérisation territoriale. Il s’agit de développer et de valoriser l’offre territoriale au moyen des TIC et de la mettre au service de tous, ont-ils affirmé.

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