Seqqat confirme le bilan de Oualalou

Le bilan économique de l’argentier du Royaume vient d’être confirmé par le rapport remis au Souverain par le Gouverneur de Bank Al-Maghrib, Mohamed Seqqat. Selon les termes du communiqué, qui se présente comme un résumé dudit rapport, diffusé à cet effet, il ressort que : «l’économie nationale a enregistré en 2001 des résultats globalement favorables». C’est ainsi que la croissance du PIB, en raison de la hausse de la production agricole (plus d’1/4 après deux années de sécheresse), du développement des activités secondaires et tertiaires (plus de 4%), s’est élevée à 6,5%.
Par ailleurs, selon la même source, «la balance des paiements a dégagé un solde largement excédentaire et le déficit budgétaire, compte tenu des recettes de privatisation, a été ramené à 2,7% du PIB, soit en deça de la limite de 3% fixée initialement», énoncé dans le rapport de Seqqat. En outre, la dépréciation du dirham de 5% n’a pas eu d’incidences sur les prix. Comme le relève le rapport, ces derniers «sont restés quasistables». Cette stabilité des prix demeure une condition nécessaire «à l’instauration d’un cadre macro-économique» très chére à Fathallah Oualalou. Même si le communiqué ne manque de souligner qu’«il importe que le déficit budgétaire, compte tenu des ressources exceptionnelles, soit ramené durablement à un niveau soutenable». D’autant plus que la recette issue de l’ouverture du capital de Maroc Telecom a notablement amélioré l’état des finances publiques. Les pouvoirs publics ont pu aussi parer aux dépenses de revalorisation des salaires de certaines catégories de fonctionnaires, dans le cadre des accords de 1996. De même que «l’Etat a apuré ses arriérés de paiement, tout en faisant face à des sorties nettes importantes au titre des échéances de la dette extérieure.»
L’Institut national d’émission a profité de cette lancée et a permis l’alimentation pour 10 milliards de DH le compte du Fonds Hassan II. Le Trésor a, pour sa part, renforcé ses interventions sur le marché des capitaux. Il a ainsi oeuvré pour «le recyclage des liquidités excédentaires». Aussi, concernant la masse monétaire, le rapport de Bank Al-Maghrib indique que cette dernière a profité de l’expansion des avoirs extérieurs nets et de la sensible baisse du crédit intérieur. En somme, on apprend que les liquidités de l’économie ont progressé plus rapidement que l’activité économique. Les raisons sont multiples. D’une part, les créances de Bank Al-Maghrib sur l’Etat ont diminué. D’autre part, les concours à l’économie se sont élevés, mais modérément. A cela s’ajoute l’amélioration de la trésorerie des entreprises, qui ont réglé dans leur majorité les arriérés du trésor public.

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