Souss-Massa : Les entreprises veulent se hisser en entités citoyennes et responsables

Souss-Massa : Les entreprises veulent se hisser  en entités citoyennes et responsables

Comment renforcer les standards sociaux des entreprises au niveau de la région du Souss-Massa ? Quels mécanismes faut-il mettre en place pour adopter et ancrer les standards internationaux?

L’Association nationale des gestionnaires et formateurs des ressources humaines (AGEF Sud RH) a organisé récemment un séminaire sur la question dans à la ville d’Agadir, en partenariat avec la Fondation Konrad Adenauer Stifung. Dans un contexte mondial caractérisé par la recherche des meilleurs rendements, le développement des standards de qualité, la grande concurrence, et la maximisation de la production, l’entreprise se retrouve face aux défis d’assurer son positionnement sur le marché tout en restant conforme aux exigences sociales et en assumant sa responsabilité sociale.

Le débat sur la question de la RSE et du rôle catalyseur des responsables de la GRH dans l’établissement et du respect du référentiel international au sein des entreprises est au cœur des préoccupations de l’AGEF Sud RH. L’entreprise est appelée aujourd’hui à marier ses exigences économiques et concurrentielles aux exigences sociales pour se hisser en entreprise citoyenne et responsable. Ce qui suppose une adoption du référentiel international et un système managérial, qui peut se répercuter au sein même de l’entreprise et sur son entourage, une politique écrite et appliquée. Si la concrétisation de la RSE est directement palpable et applicable par les grandes entreprises via des programmes d’amélioration des conditions de travail, des projets de développement durable… les petites et moyennes entreprises y voient plus des coûts supplémentaires qui alourdissent leurs charges, d’où la nécessité de créer des entités capables d’assurer l’accompagnement de ces entreprises et de répondre à leurs besoins en formation. Le volet de la vulgarisation de la philosophie même de la RSE est ainsi primordial pour faire comprendre son intérêt et ses retombées sur l’entreprise.

Ceci étant, d’autres pratiques courantes sont utilisées par les entreprises pour échapper aux redevabilités civiles et fiscales dont on note le reporting.

Dans «La citoyenneté responsable, inclusive et participative», livre édité par la Fondation Konrad Adenauer Stiftung, on peut lire : «Echapper aux redevabilités (accountability) civiles et fiscales est devenu une pratique courante. La fameuse optimisation fiscale est devenue un des piliers de la stratégie globale des firmes. La réponse de ces dernières à ce devoir de redevabilité est le reporting (le business case) qui consiste à mettre en exergue leurs bonnes pratiques et leurs capacités d’autorégulation. Mais ces business case ne sont que des récits enjolivés des bonnes pratiques en matière de RSE, qu’elles-mêmes produisent (en tant que juge et partie) pour vanter les qualités et les mérites d’un capitalisme réconcilié avec la société». L’importance du middle management pour les grandes firmes a également été au centre du débat. Le représentant du Groupe Nestlé a parlé de l’expérience de son groupe ainsi que des programmes mis en place par Nestlé dans le cadre de la RSE.

Les responsables RH locaux et régionaux se sont également penchés sur la question des conditions de transport des ouvriers et ouvrières dans le secteur de l’agriculture comme exemple de problématique régionale.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *