Tourisme : La belle embellie

Jamais, depuis 2001, le tourisme marocain n’a pris une allure aussi soutenue vers le retour à la normale. Dans toutes les destinations touristiques, les statistiques établies jusqu’à fin juillet concluent à la hausse. Si l’on s’en tient aux recoupements effectués auprès des professionnels à Agadir, Marrakech et Tanger, le mois d’août a été aussi exceptionnel. Les chiffres en phase de dépouillement au ministère du Tourisme sont assez bons, déclare un cadre de ce département, convaincu que la tendance devra se poursuivre. En tout cas, au 31 juillet, plus de 2,6 millions d’arrivées de touristes étrangers (+19%) sont enregistrées aux frontières du Royauume. La moyenne des taux d’occupation des hôtels classés stationnait à 42% contre 39 au même moment de l’exercice précédent.
Les établissements marrakchis sont les plus gâtés avec un taux d’occupation de 56%, suivis de ceux d’Agadir et de Casablanca, toutes deux au-dessus de la barre des 50%. Les destinations de Meknès et Tétouan ferment la marche avec des taux inférieurs à 30%. Les destinations-phares pour le mois de juillet sont Agadir et Tanger, avec respectivement 72 et 63%. Ce qui montre que l’été au bord de la mer fait toujours des émules. Marrakech, destination la plus constante poursuit son ascension durant l’été mais sur une faible pente.
Le taux d’occupation national (47%) enregistre, en juillet 2004, une progression de 8 points par rapport au même mois de l’année précédente et ce en dépit de la hausse en parallèle de la capacité offerte en chambres commercialisables (+8% en 2004). A noter que pour les hôtels de la catégorie 5 étoiles et les VVT, les taux d’occupation en juillet 2004 sont respectivement de 44 et 70%, soit une progression de +13 points par rapport à juillet 2003.
L’analyse des sept premiers mois de l’année 2004 fait ressortir que les marchés sur lesquels se sont concentrées les ouvertures de nouvelles lignes directes aériennes et pour lesquels les grands TO leaders ont signé des accords stratégiques avec le gouvernement marocain sont ceux qui ont obtenu les plus fortes hausses. A fin juillet 2004, les nuitées de la France progressent de +16%, l’Espagne +63% et la Belgique +30%.
Dans l’ensemble, le nombre total de nuitées déclarées par les établissements touristiques classés progresse de 28% en juillet 2004, en nette hausse par rapport au même mois de l’année précédente. Ce résultat vient conforter le net rebond de l’activité enregistré par le secteur hôtelier depuis le début de l’année et porte la hausse des nuitées à +17% sur le cumul des sept premiers mois de l’année 2004. La hausse des nuitées pour le mois de juillet 2004 est générale au niveau des principales destinations. En dehors d’Agadir et Marrakech (les 2/3 de l’activité), les hausses des nuitées ont été aussi enregistrées pour Ouarzazate (+30%), Casablanca (+17%), Fès (+13%), Rabat (+12%) et Tanger (+6%). A noter toutefois la légère augmentation de Tétouan (+3%) et le recul de Meknès (-4%);
De ce fait, note le ministère du Tourisme, depuis le début de l’année, toutes les principales destinations sont en progression très nette : +24% pour Marrakech, +18% pour Agadir, +19% pour Fès, +14% pour Tanger, Casablanca et Ouarzazate. Tétouan et Meknès restent en marge de la tendance nationale, puisque leurs nuitées enregistrent une quasi-stagnation (+1% pour Meknès et -2% pour Tétouan).
Cette progression, si elle est due à des facteurs internes en premier lieu, découle aussi du très bon comportement de la demande internationale (39%).
L’opération «Kounouz Biladi» a, pour sa part, boosté la demande interne qui représente 28% de l’activité hôtelière, en progression de 7%. Les marchés émetteurs français et espagnols confirment leurs tendances de hausse constatée depuis la fin de l’année précédente (respectivement +32 et 92% en juillet 2004).
Les autres principaux marchés tels que le Royaume-Uni (+29%), l’Allemagne (+40%) et l’Italie (+63%) confirment également la reprise de confiance vis-à-vis du Maroc, puisque les nuitées enregistrées par ces marchés progressent de manière significative par rapport à juillet 2003, période consécutive aux événements du 16 mai 2003.

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