Tourisme : Les temps ont changé

Au risque, une nouvelle fois de jouer les «Cassandre», , n’y aurait-il pas lieu de s’interroger ? de rechercher «pourquoi pas» une rupture avec le passé?
Jusqu’à présent notre pays vivait assez bien assis sur sa rente hôtelière et touristique ! et ne se posait que très peu de questions quant au désiterata de ses visiteurs …
Des atouts naturels réels , un cocktail mer, montagne, villes anciennes et soleil nous permettaient d’attirer les touristes , nous profitions donc d’une rente quasi naturelle !
Il y a peu , que proposait-on aux voyageurs internationaux ? une cinquantaine de destinations au mieux , actuellement plus de 600! voilà ou le bât blesse désormais… il est à craindre qu’à produit touristique égal, nous nous fassions tailler des croupières! aurions nous mangé notre pain blanc ? La révolution dans les habitudes de réservations générées par Internet constitue aussi pour notre pays un des grands défis non pas des prochaines années, mais des prochains mois !
Nous voyons apparaître de nouvelles destinations avec l’émergence de tous ces pays qui accrochent leurs wagons à l’ Europe (Pays Baltiques , Hongrie , Pologne etc ) . Le fractionnement de la durée des vacances constitue aussi un facteur important à prendre en compte . Les agences de voyage spécialisées dans les départs «à la dernière minute» créent aussi un nouveau marché en flux tendu et une flexibilité pour le voyageur auparavant impensable .
Le Maroc a-t-il vu venir ces changements structurels ? ou plutôt a- t-il bien saisi tout ce que ces bouleversements impliquent ?
Nos «maisons du Tourisme» à l’étranger ont-elles amorcé «à temps» leurs révolutions culturelles et stratégiques ? j’en doute …
Notre corporation est-elle prête à attendre moins de l’état providence, et agir sur fond propre ? C’est une autre affaire ! le dernier salon Top Resa de Deauville vit quelques empoignades consternantes …
N’y a-t-il pas d’autres régions touristiques à investir que Marrakech ou Agadir ? n’y aurait il pas moyen de s’intéresser à Tanger , Dakhla , Laayoune etc …
Plusieurs pistes me semblent intéressante afin d’exploiter plus complètement les potentialités de notre pays . Le tourisme vert en créant un label «relais de campagne».
Le tourisme sportif et à thèmes (médical par exemple , je pense à une émission TV sur le câble nous décrivant dernièrement une clinique privée en Tunisie , couplé à un hôtel , mais aussi en Bavière, une ville d’eau associée étroitement avec les partenaires hôteliers). Un classement et un contrôle performants de nos maisons d’ hôtes et autres palais d’ hôtes afin d’éviter ces dérapages tarifaires préjudiciables au produit Maroc . ( comment peut on vendre une chambre sous couvert «d’exotisme et de retour à la nature ! à 30/40/50 euros sinon plus avec Wc sur le palier tout juste ! )
En parlant de classement , côté restauration, j’appelle de mes voeux à la création d’un vrai guide gastronomique «crédible» sur le modèle du Michelin France qui donnerait une réelle information à nos touristes et nationaux , sans publicité faussant l’expertise . Des syndicats d’initiative dans chaque grande ville dont l’accès serait bien fléché , de vraies structures d’accueil bien achalandées en dépliants , un accueil professionnel concourront ainsi à conforter notre image d’un pays touristique performant .
Sans parler de notre compagnie aérienne nationale , j’éviterai de m’étaler sur le sujet de crainte de parler de «choses qui fâchent»
Nous avons évidemment du « pain sur la planche «… reprenons à notre compte ce qu’affichait un pays européen lors du premier choc pétrolier – Nous n’avons pas de pétrole, mais des idées ! – il serait temps de phosphorer, laisser de côté les idées partisanes; non pas laminer le produit par le bas mais trouver un moyen terme à l’unisson des demandes de notre clientèle et de nos impératifs budgétaires de bonne gestion !

• Pandore

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