Transfert du siège de la RAM à Nouacer

En dépit d’une conjoncture touristique morose, Moh-amed Berrada, P-DG de la RAM affiche un optimisme sans égal quant à l’avenir de la compagnie nationale. Sans l’intervention de l’Etat, celle-ci a failli à l’instar de plusieurs compagnies internationales, frôler la faillite. Pour l’ex-ambassadeur du Maroc en France, le développement du transporteur passe avant tout par le dynamisme du secteur touristique.
Dans une intervention à l’occasion des Assises du Tourisme, il a mis l’accent sur la nécessité de consolider l’esprit de solidarité entre les différents acteurs. A ce propos, une convention a été signée le 24 janvier entre la RAM et le GRIT de Marrakech, selon laquelle le transporteur s’engage à participer aux opérations promotionnelles initiées par le Grou-pement. En clair, l’implication de la compagnie porte notamment sur le soutien dans le cadre de la prospection commerciale. La solidarité tant défendue par M. Berrada passe selon lui par l’acte d’investir. « C’est en période de crise qu’il faut investir car de toute façon la reprise sera au rendez-vous » lance-t-il. Et de poursuivre « s’il faut tirer des leçons des conséquences des événements du 11 septembre, cela consisterait dans l’introduction des réformes au moment où les affaires marchent le plus». Le P-DG de la RAM parle ici en tant qu’économiste, précise-t-il. Concrètement, les bonnes volo-ntés de M. Berrada se traduisent par des actes bien précis. « Dès mon arrivée à la RAM, je n’ai pas remis en cause le programme de renouvellement de la flotte initié antérieurement », avance le patron de la compagnie. Un exemple qui en dit long sur la motivation du P-DG à renforcer la politique d’acquisition afin de mieux se préparer à la concurrence dans le cadre de la libéralisation du ciel qui se fait toujours attendre.
Parallèlement, M. Berrada a défendu un projet stratégique qui lui tient à coeur. Il s’agit de la création d’une compagnie charter baptisée Sotoram dont le siège sera basé à Marrakech. En créant cette compagnie, la RAM cherche ainsi à répondre à un besoin bien identifié chez une catégorie de sa clientèle. « L’expérience internationale en matière d’aviation civile nous a montré que les segments du charter et du régulier sont complémentaires. L’un ne va pas sans l’autre », précise M. Berrada. Les projets du boss de la RAM ne se limitent pas à ce niveau. Le siège de la compagnie sera transféré à Nouacer, plate-forme des opérations. L’initiative a été d’ailleurs entamée par plusieurs transporteurs notamment Air France. Le P-DG est convaincu que l’avenir de son entreprise est à Nouacer.
Sur le plan commercial, la RAM compte renforcer sa présence sur le marché africain, qui présente de réelles opportunités selon M. Berrada. Idem pour le marché français. Dans ce sens, la compagnie annonce qu’elle va multiplier son offre en touchant les villes. A ce niveau, il faut reconnaître que le produit se limite essentiellement à Paris. Reste maintenant à réfléchir à la politique tarifaire. Sur ce point, M. Berrada souligne que ce chantier est à l’ordre du jour sans pour autant en dévoiler les grandes lignes.

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