Transformation et conditionnement

La filière agrumicole compte 61 unités stations de conditionnement. Ce chiffre était de 71 unités. Suite à la restructuration de la filière entamée en 1986/87 et ayant abouti à la fermeture des usines inadaptées et à l’augmentation de la capacité de traitement, d’autres entreprises plus performantes, changent les choses. Des investissements importants ont été réalisés pour moderniser les équipements de conditionnement. Cependant, le niveau global de l’encadrement reste faible pour pouvoir répondre convenablement aux normes de qualité du marché. « Seules 13 % des unités sont jugées avoir un encadrement humain et technique satisfaisant », estiment les analystes du Crédit Agricole. Aujourd’hui, la capacité totale de conditionnement au Maroc est de 1.200.000 tonnes dont 800.000 tonnes susceptibles d’être exportées. Pour le moment, elle est utilisée à hauteur de 75 %. Côté transformation des agrumes au Maroc, censée créer plus de valeur ajoutée, elle se limite aujourd’hui essentiellement à la régulation de l’offre et de la demande. L’objectif étant de soutenir les prix à la production et de les maintenir à un niveau acceptable surtout pour les fournisseurs du marché domestique, mais aussi pour les exportateurs, quand la conjoncture est difficile.
La principale entreprise du secteur de la transformation, la société FRUMAT, a été crée par l’État et les producteurs pour servir de soupape de sécurité. « Dans la réalité, ce principe simple d’adéquation offre/demande se complique énormément, ce qui entrave le fonctionnement normal et le développement de la branche agrumicole industrielle », précise le bulletin Conjoncture Agricole. Parmi les principales contraintes, la faiblesse et l’irrégularité des approvisionnements. Les prix relativement élevés payés aux producteurs nationaux par rapport à la pratique dans les principaux pays agrumicoles, ce qui handicape le pouvoir compétitif du jus marocain sur les marchés externes. La baisse des prix du jus et du concentré d’agrumes sur le marché mondial, sous l’effet d’une surproduction à faible coût en provenance du Brésil, en particulier est à constater.
La société FRUMAT, qui dispose de 4 unités de transformation d’une capacité de 300.000 tonnes, a beaucoup souffert de ces dysfonctionnements du marché. Elle a failli déposer le bilan si l’État et les actionnaires n’étaient pas intervenus en 1996/97 à travers la création d’un fonds de soutien de 60 millions DH. Aujourd’hui, la situation est encore préoccupante faute d’approvisionnements réguliers.

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