Transport urbain: La banque mondiale accorde 200 millions de dollars au Maroc

Transport urbain: La banque mondiale accorde 200 millions  de dollars au Maroc

La banque mondiale vient d’approuver un programme de 200 millions de dollars pour l’appui du secteur des transports urbains au Maroc. Il s’agit d’un Prêt-programme axé sur les résultats (PPR) qui ciblera les villes de plus de 100.000 habitants de 9 régions du Royaume, à savoir Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat, Drâa-Tafilalet, Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Oriental, Rabat-Salé-Kenitra, Souss-Massa et Tanger-Tétouan-Al Hoceïma.

Dans un communiqué rendu public jeudi dernier, la banque mondiale explique que le programme comprend deux volets essentiels. Un volet gouvernance, à travers un accompagnement des institutions de transport urbain en matière de planification, de mise en œuvre et de suivi des infrastructures et services, en plus d’un volet amélioration de la qualité des services de transport urbain à travers un appui technique et financier aux divers intervenants tout au long du processus de mise à niveau.

Concrètement, le renforcement de la gouvernance en matière de transport urbain se fera tout d’abord au niveau central à travers une meilleure centralisation des données relatives au secteur au sein des ministères concernés, mais également via un renforcement du rôle du Fonds d’accompagnement des réformes du transport urbain (FART) qui a été créé en 2007 pour financer les besoins des villes en termes de transports urbains.

Plusieurs mesures sont également prévues au niveau local, à savoir l’amélioration de la coordination interurbaine sur les questions du transport public grâce au recours à des entités de coopération intercommunales (ECI). Ces structures encadreront et approuveront les plans de déplacements urbains.

Le rôle des sociétés de patrimoine, ces structures public-privé chargées de la mise en œuvre d’infrastructures au niveau des villes, sera lui aussi renforcé. Enfin, le programme tracé par la banque mondiale compte imposer des critères de qualité plus stricts et dans un cadre participatif lors de la définition des plans de déplacements urbains.

«Aujourd’hui, près de 60% de la population marocaine résident dans les villes appelant à un système de transport public performant et fiable», peut-on lire sur ledit communiqué. C’est dans cet esprit là que le gouvernement marocain a fait appel à l’expertise de la Banque mondiale. Notons que les partenaires de la Banque mondiale sur ce projet seront le ministère de l’intérieur, le ministère de l’économie et des finances, ainsi que les municipalités concernées.

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