Trois questions à Mohamed Diouri, président de l’ALASCAM

ALM : Quelle part représentent les touristes étrangers sur l’ensemble de la clientèle des loueurs de voitures au Maroc ?
Mohamed Diouri : Les étrangers constituent environ 80% des clients des loueurs au Maroc. Et pour cause, la voiture de location est considérée comme un moyen de transport personnel qui confère une certaine autonomie au touriste. Sur l’ensemble de ces clients de la location, 40% d’entre eux louent des voitures à titre individuel, tandis que 60% incluent dans leur offre packagée, un véhicule loué. Il y a aussi les hommes d’affaires, qui se concentrent surtout, sur Casablanca et Rabat et qui ont besoin d’un véhicule à leur disposition. Il faut dire aussi, que nos taxis ne sont pas à la hauteur des prestations attendues par les étrangers.
Sur l’ensemble des opérateurs, les touristes vont plus vers les loueurs locaux, ou préfèrent-ils les franchisés ?
Honnêtement et en toute objectivité, les touristes préfèrent les grandes enseignes, même si les services de celles-ci sont parfois 10 à 20% plus chers. Cela s’explique pour divers raisons : d’abord pour une question de culture. Ensuite, ces grandes enseignes de la location disposent d’un parc de véhicules plus conséquent et peuvent satisfaire de grosses demandes. Mais surtout, leur avantage par rapport au loueurs locaux est d’avoir un réseau plus étendu et couvrant la totalité du Royaume, ce qui est à la fois pratique et rassurant pour un touriste. Ainsi si ce dernier tombe en panne à Agadir alors qu’il a loué son véhicule à Casablanca, il trouvera plus facilement de l’assistance auprès du représentant local.
Comment voyez vous la contribution de la location automobile au secteur touristique, notamment dans le cadre de la réalisation de l’objectif «10 millions de touristes pour 2010» ?
Le secteur de la location évolue de manière parallèle avec l’accroissement du flux touristique au Maroc. Il faut savoir qu’avant tout un loueur achète des véhicules en fonction de la demande. Pour ce qui est de l’objectif en question, nous n’aurons aucun problème à satisfaire une aussi grosse demande. Car, il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas la location qui contribuera au développement du tourisme, mais plutôt l’inverse. Une grande affluence de touristes serait en effet un grand vent de fraîcheur pour les loueurs et spécialement les locaux.

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